De la traditionnelle ville de La Paz à l’authentique Isla del Sol PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mardi, 22 Janvier 2013 22:36

3 660 mètres. C’est l’altitude exacte de La Paz, ce qui en fait la capitale (administrative) la plus haute du monde. 3 660 mètres, c’est aussi une altitude à laquelle on est vite essoufflé et à laquelle...on se sent vieux, même si on ne l’est pas ! La ville, située dans une sorte de cuvette entre deux montagnes, est faite de rues et ruelles pentues. Heureusement le corps s’habitue avec le temps et on peut marcher sans s’arrêter souffler toutes les 5 ou 10 minutes. Heureusement que je ne suis pas fumeur !

Une rue de La Paz, la capitale la plus haute du monde (3 660 mètres)

Une rue de La Paz, la capitale la plus haute du monde (3 660 mètres)

Dès le premier jour, Patty, une copine Brésilienne arrivée avec moi en Bolivie, souhaite faire un tour organisé autour de La Paz avec des Brésiliens rencontrés à l'auberge de jeunesse. N’étant pas friand de ce type d’excursion, je fais ce que je préfère lorsque j’arrive dans une grande ville : déambuler dans les rues, ruelles et marchés de la ville. M’asseoir et observer les gens, une activité au combien intéressante dans les endroits ou les us, coutumes et cultures sont différents. Je prends plaisir à flâner dans les rues, au milieu des Panéciens (habitants de La Paz), à l’écart des marchés touristiques situés nettement plus bas dans la ville. On trouve de tout sur ces marchés : des fruits et légumes, du pain, des grands sacs plastiques, des boites en plastiques, des biscuits, du thé, des balais, des éponges, de la viande, des vêtements, des céréales, etc. Bref, de tout, et dans le désordre, même si par endroit les rues sont plus spécialisées. De temps à autre passe un homme, courbé en deux, un énorme colis sur le dos, criant « permission » pour que les gens s’écartent et le laissent passer. Hommes, femmes et enfants, tout le monde laisse alors le passage libre, comme un soutien au porteur.

Un homme transportant des marchandises à même le dos sur un marché de La Paz

Un homme transportant des marchandises à même le dos sur un marché de La Paz

L’air est frais, l’altitude limite les hausses de températures. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un marché si peu odorant –contrairement à ce que j’ai souvent rencontré en Asie ou au Brésil-, je m’en étonne lorsque je passe devant d’imposants morceaux de viandes à l’air libre. Je profite d’être seul pour déjeuner dans un petit « boui-boui ». Entrée, plat, dessert pour 1,3€, cela en fait l’un des repas complet le moins cher de mon séjour Bolivien. Mais ça restera aussi et surtout l’un de mes meilleurs repas, pas au niveau de la qualité de la nourriture, mais en terme d’ambiance et d’intégration à la culture locale. Le restaurant est sans fenêtre, bruyant, petit, je partage donc ma table ronde avec un Bolivien qui, je dois l’avouer, me rappelle certains repas en Chine, notamment par la rapidité, la tenue courbée et le bruit lorsqu’il mange. Il laisse rapidement sa place à une mère et sa fille, elles me regardent amusées : qu’est ce qu’un grand blond fait dans notre petit restaurant ? J’offre mon dessert –une gelée- à la jeune fille. Ca semble lui plaire, super, ce dessert fera une heureuse !

Sur le marché de La Paz, on trouve tous les types de produits

Sur le marché de La Paz, on trouve tous les types de produits

Une grande partie des femmes de La Paz est habillée avec les habits traditionnels : de grandes et larges robes, des ponchos, un sac coloré sur le dos et un chapeau. Les cheveux, quant à eux, sont coiffés par deux grandes tresses, souvent réunies à l’extrémité. Les jeunes femmes, elles, semblent peu poursuivre ces traditions vestimentaires et capillaires, elles sont souvent habillées en jeans.

Des femmes en habits traditionnels à La Paz

Des femmes en habits traditionnels à La Paz

En étant située à plus de 3 600 mètres d’altitude, La Paz offre logiquement des activités sportives d’altitude, la montée d’un mont s’élevant à plus de 6 000 mètres est un exemple, je n’aurai cependant pas le temps de m’y essayer. Une autre activité locale est la descente en VTT. Et ce n’est pas n’importe quelle descente puisque qu’il s’agit de la descente de « la route la plus dangereuse du monde » (en anglais, la WMDR, « The World’s Most Dangerous Road »), d’après la Banque Interaméricaine de Développement. Aussi appelée « route de la mort », son nom vient du fait qu’en moyenne 26 véhicules basculent dans le vide chaque année. Cette route historique a été remplacée voici quelques années pour le passage des camions et voiture, la « route de la mort » est désormais utilisée essentiellement par les cyclistes. Mais là aussi de nombreux accidents mortels sont à déplorer ces dernières années. Bref, derrière ces noms et ces chiffres, se cache en réalité une descente de 64 Km très sympa, avec un dénivelé de 3 600 mètres (départ de Cumbre, à 4 640 mètres). Il y a bien sur quelques passages où il est fortement conseillé de ne pas tomber, mais dans l’ensemble je n’ai pas trouvé ça aussi dangereux que ce que l’on dit (je suis en train de casser le mythe, désolé !). Cela a en tout cas été l’occasion de réaliser un parcours très joli en vélo à travers les montagnes. Et comme la route descend, ce n’est pas bien fatiguant (à part pour les bras à cause des vibrations) !

Traversée d’un cours d’eau lors de la descente de la « route de la mort » à La Paz

Traversée d’un cours d’eau lors de la descente de la « route de la mort » à La Paz

Changement total de décors ensuite puisque nous avons pris la direction du lac Titicaca. Situé à 3 812 mètres d’altitude, on le présente comme le plus haut lac navigable du monde ; il est divisé entre la Bolivie et le Pérou. Avec Patty et Nicole, une autre copine Brésilienne qui nous a rejoint, nous nous sommes rendus sur l’Ile du Soleil (« Isla del Sol »). Pour beaucoup d’Aymara et Quechua péruviens et boliviens (peuples Amérindiens du Pérou, de la Bolivie et du Chili), l’ile constitue le berceau de plusieurs êtres vénérés, tels que le soleil.

Que le soleil y soit né ou pas, l’île du Soleil est un endroit agréable ou il fait bon y prendre son temps. Prendre son temps justement, c’est naturellement la première chose que l’on fait lorsqu’on débarque par le sud de l’île, ou l’on doit commencer par monter d’environ 200 mètres d’altitude pour trouver un toit ou passer la nuit. Et grimper de (seulement) 200 mètres lorsqu’on a un gros sac sur le dos et qu’on est à près de 4 000 mètres au dessus du niveau de la mer, ce n’est pas quelque chose qu’on fait en courant !

Une nouvelle fois nos chemins se séparèrent rapidement avec Patty et Nicole. Après une petite nuit sur l’île elles embarquent avec un groupe d’Argentins pour rejoindre, par bateau, le nord de l’île puis l’ile de la Lune. Elles rejoignent ensuite Copacabana (située sur la côte) qui, je dois le dire, n’a pas grand-chose à voir avec la célèbre plage de Rio de Janeiro. De mon côté je rejoins le nord de l’île à pied, par la crête. Le temps est malheureusement couvert, ne me permettant pas d’apprécier totalement les paysages constitués de l’ile, de l’eau bleue du lac et de la Cordière Real au fond. Le retour par les différents villages sera quant à lui un vrai bonheur. Nous sommes un mercredi et c’est, avec le samedi, le jour des mariages et autres cérémonies. Le premier se déroule sur le terrain de sport du village, réunissant une douzaine de femmes, assisses par terre à discuter, boire de la bière et mâcher des feuilles de coca. Les hommes, eux, sont assis sur un muret, avec les mêmes occupations... Entre les deux, une table décorés. Les mariés, de leur côté, n’étaient pas encore présents, un homme m’a indiqué qu’ils étaient en train de déjeuner et il ne savait pas à quelle heure ils allaient revenir. Au milieu et autours de ces adultes, les enfants jouent, certains ont sortis leur plus beau costume.

Des hommes discutant lors d’une cérémonie sur l’Isla del Sol, Lac Titicaca

Des hommes discutant lors d’une cérémonie sur l’Isla del Sol, Lac Titicaca

Le manque de prévision pour le retour des mariés et mon besoin de me nourrir me poussent finalement à quitter les lieux. Un sandwich et quelques villages plus loin, de la musique m’indique qu’une autre fête a lieu. J’arrive en effet sur une grande place et découvre des dizaines de personnes sur la place centrale d’un village. Une femme m’indique qu’il y a deux fêtes simultanément sur la place : un mariage d’un côté et une « promotion » de l’autre. Cette seconde fête réunit probablement une cinquantaine de personnes : des musiciens, un groupe de femmes, toutes assises à même le sol et un groupe d’hommes, tous assis sur le muret de la place, face aux femmes. Je ne pourrai pas rentrer dans le détail de cette fête de « promotion » -mon espagnol est limité, surtout pour comprendre des personnes qui boivent des bières depuis plusieurs heures...- mais elle semble réunir d’importantes personnes du village. Les individus promus se voient attacher, sur leurs vêtements, des billets en signe de gratification.

Un groupe d’homme jouant de la musique lors d’une cérémonie (Isla del Sol, Lac Titicaca)

Un groupe d’homme jouant de la musique lors d’une cérémonie (Isla del Sol, Lac Titicaca)

Régulièrement un groupe d’hommes joue de la musique tout en effectuant quelques pas de danse. Des hommes et femmes en profitent alors pour danser ensemble (soit un homme avec une femme soit deux femmes ensemble), tournant sur eux même tout en tournant autour des groupes de personnes.

Je passe près de deux heures sur cette place, savourant ce moment exceptionnel. Les gens sont heureux, passent du bon temps entre eux, discutant, rigolant et buvant de la bière. Et grâce à eux, je passe également un excellent moment. Assister à des fêtes authentiques sur l’Ile du Soleil, berceau de la culture Aymara et Quecha, je ne pouvais pas rêver mieux.

Des couples et des femmes dansent lors d’une cérémonie à Isla del Sol, Lac Titicaca

Des couples et des femmes dansent lors d’une cérémonie à Isla del Sol, Lac Titicaca

La pluie incessante me pousse, dès le lendemain, à reprendre la direction de Copacabana et de La Paz. J’aurai aimé passer davantage de temps sur l’Isla del Sol, mais même s’il a été créé là-bas, le soleil ne pointait pas le bout de son nez...

Hasta luego,

 
Joyeux Noël de Bolivie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Lundi, 24 Décembre 2012 23:26

En 2009 dans le Minas Gerais (Brésil), en 2010 en famille en France, puis à Bahia (Brésil) en 2011 et maintenant en Bolivie : mes dernières fêtes de Noël ont toutes été bien différentes. C’est donc de Tupiza, petite ville de 20 000 habitants perdue située dans le sud de la Bolivie, que je vous souhaite un joyeux Noël !

Joyeux Noël de Tupiza, en Bolivie

Joyeux Noël de Tupiza, en Bolivie (chapeau emprunté au vendeur de pizza, à gauche !)

Le temps passe à toute vitesse et je n’ai pas eu le temps d’écrire mes articles sur ces deux premières semaines en Bolivie. Après quelques modifications de parcours –j’y reviendrai prochainement- nous sommes finalement de retour en Bolivie depuis hier dimanche, après de rapides passages au Chili et en Argentine.

Joyeuses fêtes de fin d’année à tous !

Hasta luego,

 
Un mois de voyage en Bolivie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Dimanche, 09 Décembre 2012 22:53

Voila un septième pays sur TravelSteph.com : la Bolivie. Pour la première fois depuis mon arrivée au Brésil il y a un peu plus de 3 ans, je vais aller voyager dans un autre pays d’Amérique du Sud. Je profite de mes quatre semaines de vacances annuelles pour voyager...quatre semaines complètes en Bolivie. Après un très rapide passage à Santa Cruz me voici maintenant à La Paz, à plus de 3600 mètres d’altitude. Je pense me rendre notamment au lac Titicaca, au Salar de Uyuni et celui d’Atacama, à Sucre, etc. Grande nouveauté, pour la première fois je vais passer mes 4 semaines à voyager à plusieurs, des copains brésiliens et français viennent entre 2 et 3 semaines chacun. Le Brésil étant le seul pays d’Amérique du Sud dans lequel on parle portugais, je dois maintenant parler espagnol. Et autant vous dire que c’est tellement proche du portugais (et qu’en plus je ne sais plus parler espagnol) que le résultat est...étrange, avec un mélange des deux, autrement dit je parle « portunhol » plus qu’autre chose... Mais après avoir vécu plus de huit mois en Chine, je m’en sors sans trop de problèmes !

Pour l’instant tout se passe bien, avec peu d’effets de l’altitude hormis un souffle court lors d’activité physique. Ca devrait passer dans 1 ou 2 jours. On a également quelques soucis d’argent : pour l’instant nous sommes deux et nous avons cinq cartes bancaires mais aucune n’a pour l’instant accepté de nous donner de l’argent, malgré de nombreuses tentatives. Pire, l’une des cartes est restée prisonnière dans un distributeur de billets... Personnellement ma carte brésilienne ne rentre même pas dans le distributeur (!!) et...je n’arrive pas à me rappeler de mon code de ma carte française. Je sais, ce n’est pas très malin (et, bien sur, le service client ne répond pas...et les trois personnes à qui j’ai envoyé un mail sont absentes, conseillant de joindre leurs collègues...absents eux aussi). Il nous reste 60 BOB (environ 6€) chacun, de quoi avoir trois repas. Il faut donc qu’on trouve une solution rapidement ! A pire une troisième personne qui arrive mardi devrait pouvoir nous dépanner. Mais j’ai surtout l’espoir de récupérer mon code secret rapidement en appelant la banque demain matin...

Je ne sais pas encore si je pourrai poster régulièrement des articles et photos de ce voyage en Bolivie, mais rester attentifs pour ne rien rater. En attendant, j’ai créé comme pour tous les autres pays une présentation de la Bolivie, une carte, un album photos et un carnet de bord.

Hasta luego,

 
Florianópolis, l’ile de la beauté Brésilienne ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Jeudi, 06 Décembre 2012 02:46

Ce mois de novembre était particulièrement sympa au Brésil (au moins à Rio, car ça fonctionne beaucoup par Etat) avec 3 jours fériés dont un « super week-end prolongé » de 6 jours. Parfait pour aller se balader ! Après Curitiba au mois d’août, j’ai repris la direction du sud du Brésil en allant à Florianópolis. Capital de l’Etat Santa Catarina, une grande partie de la ville est située sur l’ile Santa Catarina. Florianópolis possède l’un des meilleurs Indice de Développement Humain du Brésil et l’un des plus faibles indice de criminalité du pays. Même si au moment où j’y étais plusieurs bus ont été arrêtés puis brulés dans les rues, ce qui a obligé la police à…les escorter (après 1 ou 2 journées d’arrêt total des transports en commun). J’ai du coup fais pas mal d’autostop, notamment pour me rendre et revenir des plages. Et ça a globalement très bien fonctionné, j’ai souvent attendu 1 ou 2 minutes avant qu’une voiture s’arrête (bon, à la tombé de la nuit ça s’est un peu compliqué…).

Florianópolis est également connu à travers le Brésil comme « l’ile de la beauté », tant pour ses paysages que pour ses femmes, souvent décrites comme « parmi les plus jolies du pays ! ». Ce qui ne veut pas dire grand-chose, car les goûts et les couleurs...

Bref, mon week-end prolongé était très sympa, partagé entre les plages, des soirées animées, des moments sympas à l’auberge (Tucano House) et des randonnées à travers l’ile. Ou tentative de randonnées plutôt, comme ce jour ou, avec deux autres personnes de l’auberge, on a marché 6 ou 7 heures en direction d’une plage spécifique –avec normalement une cascade sur le chemin- sans jamais trouvé ni la plage ni la cascade ! Notre vague plan des lieux était plus qu’approximatif (il était même faux !) et les chemins très peu voir pas du tout indiqués, ça n'aide pas...

Florianópolis est un endroit sympa, c’est dommage que le temps ait été mitigé, voire humide, les premiers jours. Je n’ai pas eu le temps de profiter totalement de l’ile, notamment pour (essayer de) surfer, les vagues de Floripa sont, parait-il, réputées à travers le monde. On voit d’ailleurs beaucoup de surfeurs dans les rues, les bus, etc. Je n’ai pas non plus croisé Guga, le plus connu des joueurs de tennis Brésilien, originaire de Florianópolis. Par contre j’ai trouvé que beaucoup de personnes avaient adopté sa coupe de cheveux !

Si vous cherchez de beaux paysages, de bons spots de surf et des soirées animées, Floripa devrait vous plaire !

Até logo,

 
Bus urbain à Rio de Janeiro : « souhaitez-vous me laisser votre sac ? » PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mercredi, 14 Novembre 2012 22:58

La chance, vous voila enfin à Rio de Janeiro ! Heureux de cette opportunité, vous souhaitez évidemment vous balader à travers la ville pour la découvrir. Vous voila donc dans le bus, il fait chaud –c’est le début de l’été-, et évidemment le véhicule est plein donc vous restez debout. Un sac sur le dos –avec lequel vous donnez involontairement des coups à vos voisins- un autre à la main, vous tentez tant bien que mal de vous accrocher pour tenir debout. Vu la conduite « sportive » du conducteur –vous vous dites d’ailleurs qu’il aurait mieux fait de faire de la Formule 1- à travers les rues de Rio de Janeiro, l’exercice est difficile. Et vos sacs ne font que compliquer les choses. « Si seulement j’avais une voiture, ça serait plus simple » pensez-vous alors.

Vous découvrez alors qu’à Rio de Janeiro et notamment dans les bus, le mot entraide n’est pas un vain mot. Non seulement une grande majorité des gens se lève rapidement pour laisser les personnes âgées ou handicapées s’asseoir, mais en plus certaines personnes assises vous proposent de…garder vos sacs ! « Comment, faire garder mes sacs par un inconnu dans le bus ? Jamais ! » pensez-vous déjà, avant d’ajouter, fatidique, « surtout avec toutes les histoires d’insécurité qu’on entend à propos de Rio ». Pourtant, dans la cidade maravilhosa -et probablement ailleurs au Brésil-, lorsque vous êtes debout dans un bus avec des affaires à la main, les personnes assises vous proposent gentiment de garder vos sacs, soit à leurs pieds soit sur leurs genoux. Je ne vais pas vous cacher que les premières fois je pensais que les gens se connaissaient déjà pour laisser leurs sacs aux autres, mais en fait non, ce n’est pas nécessaire ! Alors à mon tour j’ai commencé à laisser mes sacs lorsque je suis debout, et à garder ceux des personnes debout lorsque je suis assis. Et j’avoue que c’est bien pratique comme système, et c’est sympa de voir cette entraide et confiance accordée à des inconnus. Tout le monde ne laissent pas son sac ni ne propose de garder ceux des autres, mais c’est quelque chose de courant.

Et des gens qui prennent le bus, il y en a probablement plusieurs millions (bon, j’exagère peut-être, mais il y en a beaucoup !) tous les jours à Rio de Janeiro. Faute à un réseau de métro très largement insuffisant, bien qu’en développement, les Cariocas utilisent beaucoup les nombreux bus qui sillonnent la ville. Après plus de 3 ans ici, ce matin encore je me faisais la réflexion : arrêté à un feu rouge, près d’un véhicule sur deux qui passait devant moi était un bus, ils étaient à la queue-leu-leu et même souvent sur les deux voies. Et ce n’était pas seulement passager, la file de bus était interminable. Est-ce cette obligation de prendre le bus, avec l’inconfort que cela procure, qui pousse les Cariocas à s’entraider ?

Et vous, si vous étiez debout dans un bus avec des sacs, les laisseriez-vous facilement à des inconnus assis pour vous faciliter le trajet ? Si vous êtes assis, iriez-vous proposer un coup de main à une personne debout et chargée ? Lecteurs, je vous propose qu’ou vous soyez dans le monde, vous essayez de lancer ce système d’entre-aide !

Até logo,

 
« DébutPrécédent12345678910SuivantFin »

Page 4 sur 77