Démarches administratives effectuées PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mardi, 26 Septembre 2006 12:41

C’est après une trentaine d’heures depuis mon départ de Nantes que je suis arrivée à Perth. Après avoir rejoins Paris en train, j’ai fais une escale à Singapour. L’avion au départ de la France avait un petit peu de retard ce qui m’a à peine laissé le temps de me dégourdir les jambes. Pourtant j’en avais bien besoin car il ne fait pas bon d’être grand dans les avions, surtout lorsque le vol dure 12H30. Cependant celui-ci s’est très bien passé et je n’ai pas vu le temps passer, ou presque. Le Boeing 777 – 300 possède de petites télévisions personnelles permettant – outre de regarder des films et de choisir de la musique à écouter – de suivre en temps réel les données du vol. Nous connaissons alors la vitesse (en général 944 km/h), l’altitude (35 000 foot), la distance au but et l’ETA. Des cartes sont aussi disponibles. Le vol entre Singapour et Perth s’est lui aussi très bien

Comme je l’indiquais dans le précédent message, il me fallait passer au « immigration service ». Après avoir demandé l’adresse au responsable de mon backpacker et obtenu un plan de la ville, me voici en route. Premier étonnement, les feux pour les piétons font beaucoup de bruit. Un système sonore permet de prévenir l’état du feu de manière à ce que les aveugles puissent traverser sans danger. Lorsque le feu (pour piétons) passe vert, une petite sirène retendue, ça surprend ! Une fois le feu vert il faut souvent traverser très rapidement car cela ne reste pas longtemps dans cet état (pour les feux conçus pour la traverser des piétons, cela est bien entendu différent pour les carrefours).

Après avoir découvert les buildings – dont la majorité sont en verre – et les principales artères de la ville je suis arrivé à l’adresse indiquée. Cependant, impossible de trouver le numéro 26 de la rue (Mill Street pour ceux qui connaissent). Aucune indication laissant à penser que le service de l’immigration était proche. Je sors la carte pour vérifier les données (l’adresse avait été marquée dessus), tout de suite un Australien me demande ce que je cherche, il me guide sans être trop sur de lui. Son indication n’était pas bonne, je continue à chercher. Dans l’accueil d’un building je demande à un autre Australien. Il ne connaissait pas ce que je recherche mais il passera pas loin d’un quart d’heure à chercher avec moi, en faisant les différents bâtiments, en demandant, etc. Vraiment sympa ! Malheureusement, nous ne trouvons pas. Bien que l’heure de fermeture de nombreux bureaux ait sonné (17H00), je continue mes recherches en me disant « ça sera toujours ça de fait ! ». Je me retrouve alors au huitième étage d’un building, dans des locaux qui ont un air « d’officiel » ; il s’agit de bureaux du Western Australia. Je croise alors une employée qui part du travail. Elle me voit chercher et me demande ce que je recherche. Une nouvelle fois cela ne lui dit rien. Après quelques recherches, elle m’indique ne pas savoir, cependant, elle me propose de m’aider. Je me retrouve donc à la suivre dans la rue, en ne sachant absolue pas ou elle m’emmène… Elle me l’a probablement dit mais mon anglais ne me permet pas de tout comprendre… A force de sillonner les rues, je me demande vraiment si j’ai bien compris et si elle m’emmène vraiment à un endroit qui ait un rapport avec mes recherches…bien que l’inverse ne me dérangerait pas outre mesure !! Elle n’a absolument pas l’air gêné par ma présence et on discute (enfin, on essai…) donc je continue à la suivre. Au bout de 15 ou 20 minutes de marche elle me montre un « point renseignement » de la ville. Elle me dépose devant et repart. Vraiment sympa de m’avoir aidé de cette manière, ça fait plaisir de voir un peuple accueillant ou les gens prennent le temps de t’aider.

L’employé de l’office de tourisme me donnera une adresse après quelques recherches. C’était bien le numéro 26 mais...Milligan Street et non Mill Street. Une erreur de l’annuaire ou du responsable du BP lorsqu’il m’a montré la rue sur le plan ? Aucune idée, mais ce n’est pas grave j’ai maintenant la bonne adresse !

Après avoir continué à me balader dans la ville je repasse au BP avant de repartir pour m’acheter quelque chose à dîner. J’avais dans la journée aperçue un MacDo près de la gare donc je décide d’y aller et la…fermé ! Je regarde ma montre : 21H02. Des copains qui sont en Nouvelle-Zélande m’avaient indiqué que là bas les magasins et resto rapides fermaient très tôt, et bien je découvre que c’est la même chose ici. J’aperçu une jeune fille et lui demande si elle connaît quelque chose d’ouvert pour dîner, la réponse fut presque « vous êtes français non ? ». C’était la première fois qu’on me le disait depuis mon arrivée en Australie, rien d’étonnant ! En tout cas elle l’était, et ne pu me renseigner. Je retourne vers le centre ville et trouve mon bonheur.

Vendredi, je vais donc au service de l’immigration (qui finalement n’était même pas sur Milligan Street !) puis à l’ATO pour demander un TFN (Tax File Number). Ensuite, je prends la direction du building « Westpac », nom de la banque dans laquelle je souhaite ouvrir un compte. On m’accueil et je patiente 2 minutes avant que l’on vienne me chercher. Et la, début du sketch. Pour ouvrir un compte il suffit d’avoir son passeport ; je l’avais sur moi. Par contre, il faut comprendre un minimum l’anglais pour connaître le fonctionnement, les options, etc. Après avoir effectué les formalités (adresses, etc.) j’étais complètement perdu…et la banquière l’a remarqué. On ne s’en sortait pas donc elle m’a demandé si je pouvais appeler un francophone français sur Perth, pour qu’il traduise… Je lui ai donc donné le numéro de Sophie qui, entre 2 cours à l’university, m’a traduit les options pour ma carte de paiement, etc. La banquière était morte de rire ! Et merci à Sophie pour son aide.

Il me reste plus que le téléphone portable à choisir mais j’hésite entre les opérateurs donc je demanderai des conseils à ma famille d’accueil. Il serait bien que le passe au consulat (découvert jeudi dans un guide) mais il est loin du centre ville, il faut prendre le bus donc ça attendra…

Dernier point que je souhaite mentionner : l’accueil lorsque l’on arrive quelque part. Il y a un peu plus de deux ans, une copine qui se trouvait en Nouvelle-Zélande (au nord de l’Ile du Sud plus exactement) me disait que lorsqu’elle rentrait dans un magasin les vendeurs disaient « how are you ? ». J’avais trouvé ça excellent. Et bien, à Perth, c’est la même chose. Dès que l’on rentre quelque part c’est « Hi ! How are you ? » ; je trouve ça super sympa. Cela est vrai chez les commerçants mais également dans les administrations. De la même manière, on dit au revoir et merci lorsque l’on descend du bus ; pas mal ! Pour rappel Perth n’est pas un village, la ville compte 1,3 millions d’habitants.

See ya,