En décidant d’aller au Brésil après mon stage de fin d’étude en Chine, je souhaitais et je m’attendais à découvrir une culture bien différente. Après 2 semaines à Rio, je ne suis pas déçu !
En Chine, j’avais participé à la « fête de mon entreprise » à l’occasion du nouvel an Chinois. Cela avait débuté par une après-midi d’activités (sports, jeux, etc.) puis nous nous étions rendus au restaurant pour le dîner. J’avais alors découvert les « ganbei » vous faisant boire des verres parfois non souhaités « cul sec »... L’ambiance était sympa mais ces « jeux d’alcools » étaient au centre des activités...
Jeudi soir, à Rio de Janeiro, la soirée était totalement différente. Celle-ci intervenait après la clôture de l’exercice en début de mois ; c’était également la remise des médailles de l’entreprise aux salariés présents dans l’entreprise depuis 10, 15, 20, 25, etc. ans.
Nous avons rejoins le restaurant vers 18H00, on avait une grande salle pour 170 personnes avec un vidéoprojecteur. L’ambiance a tout de suite été très sympa, tout le monde s’installant avec ses amis-collègues. Pour l’occasion, une majorité de femmes avait sortie leurs robes de soirées pour être classe, je n’avais jamais vu de telles tenues dans un contexte professionnel. Contrairement à un repas d’entreprise tel qu’on les connaît en France ou ce que j’avais vécu en Chine, cette soirée ressemblait davantage à une grande soirée entre amis qu’à un diner professionnel. Tout le monde rigolait, prenait des photos, passait de table en table pour aller discuter avec les copains, etc. Ambiance autant génial qu’étonnante, vu de ma vision de jeune français débarquant au Brésil.
Après avoir diné (buffet), nous avons eu une présentation Powerpoint sur une personne de l’entreprise. La encore, le décalage avec ce qu’on a l’habitude de voir en France était important. On a en effet vu pleins de photos défilées, images professionnelles mais aussi parfois personnelles, montage photos entrecoupé par des interventions vidéos de salariés. Même la remise des médailles, cérémonie habituellement très formelle, a été ponctuée de rire, applaudissements et même petit « hourras », le tout dans une ambiance toujours très sympa. Enfin, et c’est une belle différence avec ce que j’avais connu en Chine, l’alcool n’était absolument pas omniprésente. Ceux qui veulent prendre un ou plusieurs verres peuvent, mais ce n’est pas du tout une obligation ; beaucoup n’ont pas bu une seule goute.
Une personne du service ressource humaine m’a dit le lendemain que les autres années c’était plus formel, mais que les salariés demandaient quelque chose de plus « cool ». Aux vues des attitudes jeudi soir, je pense que la nouvelle formule a largement plu !
Bref, ce fût une superbe soirée. Tant sur le plan « intérêt culturel » qu’en « sympathie ». Il était juste difficile pour moi de comprendre les discussions en portugais, quand l’ambiance est bonne et qu’il y a du bruit ce n’est jamais évident (ce n’est déjà pas facile en face à face alors… !).
Si j’en avais encore le moindre, je sais maintenant que je ne suis plus en Chine ou en France mais bien au Brésil ! Et je dois avouer que l’ambiance me plait bien ici.
La pluie s’est enfin arrêtée, et dire que certains m’enviaient de venir ici pour le beau temps... Bon, il est vrai que c’est encore le printemps au Brésil et que ça devrait s’améliorer, mais pour l’instant la météo n’est pas idéale. Nous avons beaucoup de pluie, parfois des journées continues, et du vent. Pas un temps à mettre le nez dehors ! D’ailleurs, quand il pleut, j’ai l’impression que les Cariocas restent beaucoup chez eux.
Bref, dimanche le beau temps était revenu –comprenez 30°C et grand soleil- donc j’en ai profité pour aller prendre quelques photos de la plage qui se trouve juste devant mon appart-hôtel. Je n’ose pas encore trop prendre mon appareil photos lorsque je vais me balader en ville, il me faudrait un petit compact que je peux glisser dans la poche pour l’emmener tranquillement (à noter, Noël approche !). En attendant, voici la vue de mon logement (temporaire) :
Je me suis également baladé sur le remblai de la plage qui est juste devant (Recreio), voici l’album photos :
J’ai profité du beau temps pour aller faire un tour sur la plage de Barra da Tijuca, la plus longue de Rio avec ses 18 Km. Les belles vagues et le vent (20-25 nds) m’ont donnés une folle envie de me mettre au surf et au kite. A suivre… ?! Il me faudra par contre faire attention au (fort) courant, l’hélitreuillage vu plus tard dans l’après midi me l’a rappelé. Trois jeunes entre 15 et 20 ans étaient emportés par le courant et les quelques personnes qui ont essayés de les secourir en nageant avec des planches n’y sont pas arrivés. Un hélicoptère est intervenu et les a « repêcher » à l’aide d’un grand filet, avant de les déposer sur la plage. Ca nous rappelle la force de la nature...
Autrement, tout se passe toujours bien ici. Je suis pas mal occupé ce qui me laisse peu de temps pour écrire des articles sur TravelSteph.com, mais promis je vais me reprendre !
J’ai profité de ces premières photos du Brésil pour rediriger le lien « Album photos » du haut de page vers les images du Brésil, pour être d’actualité !
Ceux qui me connaissent et ceux qui ont lus l’article A propos savent que l’apprentissage des langues étrangères, ce n’est pas mon point fort ! C’est d’ailleurs pour cela que j’ai passé un an en Australie entre 2006 et 2007 (une bonne opportunité d’ailleurs !).
Lors de mes 8 mois en Chine, je n’ai pas pu apprendre la langue locale. Mes revenus ne me permettaient pas de payer des cours et apprendre le mandarin tout seul...c’est vraiment délicat. Je m’étais constitué un « kit de survis » avec quelques phrases clés (savoir me présenter, demander mon chemin, commander un billet de train ou un plat, etc.) et j’utilisais un guide de conversation pour le reste. Avec de la patience, on y arrive... Bien entendu, j’utilisais le langage des signes quotidiennement, je suis devenu un expert dans ce domaine ! Ceci étant, et que ce soit lorsque j’étais installé à Linping ou Hangzhou ou alors ensuite quand je voyageais, j’ai trouvé très frustrant de ne pas parler la langue locale. Cela limite (très) fortement les échanges avec les locaux et on peut discuter qu’avec une certaine partie de la population, les anglophones (peu nombreux dans les campagnes chinoises...). On rate donc énormément d’échanges avec les locaux, l’un des plus intéressants aspects des voyages.
Alors forcément, lorsque j’ai choisi d’orienter mes recherches d’emploi vers le Brésil, je décidais en même temps de me lancer dans un nouveau challenge : apprendre le portugais. Autant pour des raisons professionnelles que personnelles –vivre véritablement au Brésil avec des Brésiliens - je ne me vois pas vivre ici sans parler la première langue d’Amérique du Sud (51% de la population). C’est dans cette optique que j’ai débuté cette après-midi les cours de portugais ! Bon, évidemment, il y a du boulot, mais j’en ai vraiment envie et en y passant du temps il n’y a pas de raisons que ça ne fonctionne pas. En tout cas, c’est étrange de partir de zéro dans une nouvelle langue, mais c’est assez rigolo. Je vais avoir 2 heures de cours 2 fois par semaine pendant quelques mois. Avec, en plus, une forte immersion, ça devrait venir. En tout cas, j’ai hâte de rejoindre les 240 millions de personnes à travers le monde qui parlent portugais (183 millions pour le français) !
Autrement, tout va bien ici. Malgré le temps catastrophique –il pleut depuis 3 jours- je me sens bien à Rio. Les Brésiliens sont vraiment sympas, le boulot se passe bien et l’équipe est super donc c’est agréable. Je suis en pleine recherche d’appartement et ce n’est pas forcément très simple, ce n’est pas évident de trouver des annonces intéressantes. J’aimerai trouver quelque chose rapidement pour être mieux installé qu’actuellement. A suivre...
Vendredi après-midi, en pleine réunion, on entend des cris de joie : Rio de Janeiro vient d’être désignée comme ville d’accueil des Jeux Olympiques de 2016 ! Après deux tentatives (2004 et 2008) soldées par des échecs, la « cidade maravailhosa » a remporté vendredi 02 octobre le vote des membres du CIO en battant Madrid en final (66 voix contre 32).
Je n’ai bien malheureusement pas pu vivre « de l’intérieur » cet évènement. Pour l’occasion, des milliers de personnes s’étaient donné rendez-vous sur la plus célèbre des plages du pays, Copacabana. Lors de l’annonce de la victoire, la foule saute en l’air, les « hourras » retentissent sous une pluie de confettis. J’étais à ce moment la au bureau, dommage ! Le soir, un collègue m’a proposé d’aller en ville pour fêter ça. Revêtu de son maillot du Brésil, « pour ce jour spécial », nous nous sommes rendus à Ipanema, un quartier à proximité de Copacabana. L’ambiance était sympa mais rien d’extraordinaire. J’ai lu dans la presse française qu’un rassemblement pourrait avoir lieu ce dimanche mais les 2H00 de bus pour rejoindre le centre et, surtout, la pluie ne m’ont pas motivés...
Reste que cette désignation du Comité International Olympique est intéressante. Le président Brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a joué un rôle important dans cette victoire en s’impliquant fortement. Il avait notamment déclaré « Le Brésil fait partie des dix plus grandes économies du monde. Il est le seul parmi ces dix pays à n'avoir jamais organisé les JO. Pour les autres villes candidates, ce serait une édition de plus. Pour nous, ce serait l'occasion de construire un nouveau Brésil. ». Il a également répété l’argument phare du dossier Brésilien : le droit de l’Amérique du Sud à organiser ses premiers Jeux. « Rio est prêt. Donnez-nous cette chance », avait-il déclaré, évoquant la « nouvelle frontière » que ces Jeux historiques représenteraient pour le Mouvement Olympique. L’ensemble des dirigeants Sud Américains ont d’ailleurs salués et félicités le Brésil pour cette victoire et parlé d’un tournant pour leur continent.
Il est par ailleurs intéressant de noter qu’avec cette désignation, le Brésil est le troisième pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) à organiser les JO en 8 ans (Beijing et la Chine en 2008, Sotchi et la Russie en 2014 et Rio en 2016). Seul l’Inde n’a pas encore été désignée pour des JO, et je pense qu’il va encore falloir patienter quelques années. « Il s’agit maintenant d’une évidence : les pays du BRIC ratisse large dans le flux des échanges commerciaux mondiaux, mais ils ont aussi une influence qui est manifeste dans les grandes institutions mondiales au FMI comme au CIO. » déclare Olivier Bourque dans un article paru sur Canoe.ca. Le Brésil se positionne d’ailleurs de manière intéressante car en plus des JO de 2016, il sera le pays d’accueil de la Coupe du Monde de football en 2014. Les deux plus grands évènements sportifs de la planète en 3 ans ! Pour en terminer avec la partie politique, il est intéressant de noter la réaction de « mauvais joueur » des Japonais. Le gouverneur de Tokyo Shintaro Ishihara a ainsi déclaré « Notre présentation était bien meilleure que celles des autres pays mais cela ne nous a rien apporté. J'ai constaté une fois de plus qu'il y avait une espèce de logique invisible à l'œuvre ». Les Américains, Barak Obama en tête, et les Espagnols ont de leur côté fait part de leur déception mais ont félicités les Brésiliens.
Alors, bien sur, certains Cariocas (habitants de Rio) pensent que ces JO dans leur ville n’est pas une bonne chose. La discussion était malheureusement en portugais, mais vendredi soir certains Brésiliens trouvaient que leur pays a d’autres besoins plus importants que d’organiser les JO. Même si le chemin à parcourir lors des 7 prochaines années est important, je pense au contraire que cet évènement –et la Coupe du Monde de foot- vont aider la ville à se moderniser et à s’équiper, infrastructures qui seront utiles directement aux locaux. Un plan de 11,4 milliards d’euros est d’ailleurs en cours de lancement, sans parler des fonds du CIO. Dans un article intitulé Pour Rio, le plus dur commence, on peut y lire « Reste que sept années ne paraissent pas de trop pour que Rio rattrape son retard en matière d'infrastructures - son point faible - qu'il s'agisse des transports ou de sa capacité hôtelière. Sans oublier la violence, préoccupation majeure et quotidienne des Cariocas. ». Le projet de « changer les bidonvilles en banlieues » comme l’a déclaré Lula me semble ambitieux, mais je souhaite de tout cœur plein de réussite aux Brésiliens pour ce nouveau challenge. Serai-je encore au Brésil pour mesurer le chemin parcouru ?
Me voilà à Rio de Janeiro !! Après l’avoir tant souhaité et m’être décarcassé pour y arriver, j’ai posé le matin le pied au Brésil, à Rio plus exactement. Malgré la fatigue du voyage, c’était une réelle joie d’arriver ici, la fin d’une longue période de recherche d’emploi et de préparation du voyage et, surtout, le début d’une « nouvelle aventure » sur un continent qui m’est encore totalement inconnu.
Le vol AF442 entre Paris et Rio s’est très bien déroulé, avec de bonnes conditions météo (aucune zone de turbulence !) et quelques heures de sommeil. L’aéroport de destination était encore bien calme ce matin à 5H20 lorsque nous sommes arrivés, ce qui m’a permis de rapidement trouver le chauffeur qui m’a conduit à mon logement temporaire (2 semaines)…le tout sans me voir proposer des « faux taxis ».
Dès les premiers kilomètres, j’ai aperçu mes premières favelas, ces « bidonvilles brésiliens ». Ils se sont succédés pendant une bonne partie du trajet, avec parfois, entre deux, des quartiers très récents. J’ai également aperçu de très nombreux immeubles en construction, ça semble pousser comme des champignons, parfois par « quartiers entiers ».
La journée a ensuite été paisible, entre rangement de mes affaires et longues siestes pour rattraper le sommeil en retard.
Dans l’après midi je suis parti me balader autour de l’appart’. J’ai commencé par un petit tour vers la plage et me suis dis qu’il allait falloir trouver des spots plus calme pour débuter le surf : les vagues font 2 bons mètres à cet endroit-là ! J’ai ensuite erré dans les rues commerçantes et populaires des environs. Après 2 ou 3 magasins de surf, se trouvait une multitude de petits restaurants et boutiques. Je suis assez loin du « centre » de Rio, dans un quartier où l’on retrouve appart-hôtel et villa avec piscine en bord de mer... et des quartiers plus populaires juste de l’autre côté de la rue (indiqués comme des favelas sur la carte). C’est au milieu de deux d’entre elles que je me suis baladé (rassurez-vous : promis, ça ne craignait pas du tout !). J’ai retrouvé avec plaisir cette possibilité d’acheter de la nourriture un peu partout dans la rue et je ne me suis pas fait prier pour tester un hot dog local avec pleins de sauces et légumes ! Vers 17H30 – 18H00 la nuit à commencé à tomber donc j’ai repris le chemin de l’appart’. Dans la journée, on m’a déconseillé de me balader seul lorsqu’il fait nuit. J’ai tout le temps d’apprivoiser les règles de sécurité et de découvrir la ville pour ne pas prendre de risques dès le premier jour. Demain je serai « briefé » sur les règles de sécurités, les quartiers à éviter, etc. Je ne suis tellement pas habitué à ça après mes séjours en Asie –pays extrêmement sûr- que je dois apprendre à être prudent et préfère y aller par étapes !
En rentrant, j’ai croisé 3 hommes en cravate qui passaient le polish sur une grosse voiture aux vitres totalement tintées. A 200 mètres de la, des favelas. Je commence à découvrir de grands contrastes et je pense que je vais aller de surprise en surprise…
En tout cas je suis satisfait de cette première (petite) journée au Brésil et mes premières impressions sont vraiment positives. Je sens que je vais me plaisir ici !