Après avoir travaillé lundi et mardi de la semaine dernière, j’étais retourné à l’hôpital mercredi matin, pour la troisième et dernière phase de mon traitement. Cette troisième hospitalisation à durée 3 jours, le temps de suivre mon traitement puis de faire de nouveaux examens pour voir l’évolution des choses. Les résultats sont encourageants, les choses évoluent dans le bon sens. D’ailleurs, je n’ai plus eu de douleur depuis maintenant deux semaines, c’est vraiment positif. Nous n’aurons jamais de certitude médicale, mais les problèmes de santé que je rencontre depuis plusieurs semaines sont très certainement dus à une réaction au vaccin contre la fièvre jaune. C’est en faisant de la prévention médicale que je me suis retrouvé à l’hôpital, un comble !
Le suis sorti samedi matin de l’hôpital de Gavea puis j’ai passé la journée à la « fête de Noël » de mon entreprise, sympa.
J’ai repris le travail de manière définitive lundi matin. Ca fait beaucoup de bien ! Autant de retravailler que de retrouver les collègues, une vie sociale, un rythme et une activité intellectuelle. Je reste encore en petit peu fatigué mais je suis bien content d’avoir repris le boulot.
Même si je m’en serai bien passé, je vais être en vacances à partir de vendredi et pour deux semaines, je n’ai pas le choix. Je n’ai pas trop prévu ces vacances, mais je vais aller voyager dans le Minas Gerais, un Etat grand comme la France situé au nord de Rio de Janeiro. Ca va être sympa d’aller découvrir un autre visage du Brésil, et ça va faire du bien de remettre le sac sur le dos, même si c’est pour deux semaines seulement. Ca me fait d’ailleurs bizarre de partir si peu longtemps, je suis plus habitué à partir voyager un ou plusieurs mois !
En tout cas tout va très bien ici à Rio. Mon état de santé s’est nettement amélioré –suffisamment pour que ma neurologue elle-même me dise ou partir en vacances !- et mon moral est toujours excellent. Je dois juste faire attention à ne pas « consommer » l’une des trois choses qui me sont encore interdites : le soleil, le sport et l’alcool. Heureusement qu’il pleut depuis une semaine !
« Maracanã », la simple évocation de ce nom en fait vibrer plus d’un, et pour cause : il s’agit de l’un des plus mythique stade de football au monde. Il a été construit en 1950 à l’occasion d’une Coupe du Monde organisée par le Brésil. Après avoir facilement remporté les quarts de finale et demi-finale (7-1 et 6-1), le Brésil s’était incliné en final contre l’Uruguay (2-1) alors qu’un match nul leur aurait suffit ; un véritable drame national !
Le stade du Maracanã est l’un des plus grands au monde, avec une surface d’environ 200 000 m ², son record d’affluence est de 199 854 personnes, impressionnant !
Alors, forcément, en étant à Rio de Janeiro pour un an j’avais prévu d’aller voir au moins un match dans ce stade. Oh, pas que je sois fan de foot, loin de la, mais simplement pour l’ambiance. Ca fait plusieurs mois que j’en parle à des copains et, sur leur conseil, j’avais même acheté (à bon marché) le maillot des « Flamengo », l’une des équipes de Rio qui évolue au Maracanã. C’est bien la première fois de ma vie que j’achète un maillot de foot ! Il n’y avait plus qu’à acheter les billets pour se rendre au stade...mais la c’est une autre histoire.
Le calendrier des matchs ne nous a pas permis d’y aller rapidement...et la fin du championnat Brésilien approchait dangereusement. Avec un collègue nous avons essayé d’acheter des billets pendant une pause déjeuner mais il y avait au moins 2 ou 3 heures d’attente donc nous avons du faire demi-tour. Sans regret car j’étais à l’hôpital le jour de ce match. « On ira voir le dernier match » nous étions nous alors dit. Mais c’était sans compter sur les bons résultats des Flamengo, ce qui leur a permis de prendre la tête du championnat national avant la dernière journée. L’achat de billet qui était déjà délicat est, d’un coup, devenu très compliqué.
Le site internet était bloqué le premier jour puis les ventes en ligne se sont arrêtées. Les points de vente ont, eux, été pris d’assaut. Tous les billets sont partis en quelques heures, et mon état physique du moment ne me permettait malheureusement pas de patienter plusieurs heures debout au soleil pour acheter les fameux billets. J’ai ensuite contacté de nombreuses auberges de jeunesse, toutes m’ont dit « on aura des billets » avant, finalement, de m’avouer que pour ce match du 06 décembre ils n’auraient aucun ticket. Enfin, la méthode classique qui consiste à racheter des billets « à la sauvette » s’annonçait onéreuse, les prix auraient grimpés jusqu’à 500 Réaux (200€) voire 800 Réaux (300€) juste avant le match... Bref, je n’ai pas pu aller voir ce dernier match des Flamengo au Maracanã et c’est une grosse déception. J’ai raté une partie culturelle de Rio de Janeiro !
Dimanche 06 décembre 2009, environ 100 000 personnes (capacité maximum actuelle) sont rassemblées au Maracanã pour encourager l’équipe des Flamengo. 100 000 Brésiliens « à donf » pour un match de football…ça donne ça :
Pour suivre cet évènement je me suis rendu avec quelques Brésiliens sur une place ou il y a plusieurs restaurants et bars. Le suspense était énorme car les Flamengo n’arrivaient pas à prendre l’avantage alors que leurs adversaires au classement général menaient assez largement au score (3 à 4 buts d’avance). A 20 minutes de la fin du match, Flamengo était virtuellement troisième du championnat, autant dire qu’il y avait de la tension dans l’air... Puis, LE but est marqué, celui qui permet de mener au score et de prendre la tête du championnat Brésilien. Un seul petit but d’avance, les 35 millions de fan des Flamengo retenaient leur souffle jusqu’au coup de sifflet final...
L’équipe était alors sacrée champion du Brésil, 17 ans après le dernier titre. Sur la place ou je me trouvais l’explosion de joie était immense, tout le monde hurlait, sautait, s’embrassait et quelques uns pleuraient !! Soit dit en passant, les adversaires du jour (Gremio) sont accusés d’avoir facilité la tâche des Cariocas pour éviter que leurs « rivaux » remporte le championnat… Pas très clean.
En tout cas ce match devait être superbe à vivre dans le Maracanã, c’est dommage de ne pas avoir réussi à obtenir un billet. Le stade va fermer 3 ans pour que des travaux soient effectués en vue de la Coupe du Monde de football 2014 et des JO 2016. Il va me falloir revenir à Rio...ou alors y rester longtemps !
Je vais tout d’abord commencer par vous donner des nouvelles de ma santé. Dans mon dernier article, je vous faisais part de mon hospitalisation suite à de fortes douleurs sur mes « côtés ». J’étais rentré à l’hôpital le jeudi 19 novembre et j’en suis ressorti exactement une semaine plus tard, après quelques jours d’examens puis de traitement.
J’ai été chez moi, au repos, de jeudi à mardi matin. Ces quelques jours à domicile se sont bien passés, hormis la chaleur qui était parfois difficilement supportable et qui, surtout, empêche de dormir. Les trois premiers jours, j’étais vraiment fatigué, avec les jambes lourdes et incapable de faire grand-chose. Lundi, j’étais en meilleure forme après avoir réussi à faire une grosse nuit. Vous imaginez bien que quand on n’aime pas rester à rien faire, passer 4 jours de repos à domicile, ce n’est pas facile ! Heureusement que j’étais fatigué, ça m’évitait d’aller courir à droite ou à gauche. Je suis juste allé faire des courses pour pouvoir manger –et quel bonheur d’aller dans un endroit climatisé! Je suis aussi allé me baigner à plusieurs reprises, pour me rafraichir, mais seulement en fin de journée car je n’ai pas le droit d’être au soleil. Enfin, j’ai récupéré une dizaine de DVD ce qui m’aide à passer le temps (regarder « Dr House » entre deux hospitalisations ou directement à l’hôpital, c’est parfois...étrange !).
Je suis retourné à l’hôpital mardi matin et il est prévu que j’y reste jusqu’à vendredi pour suivre la « phase 2 » de mon traitement. Je ne sais pas trop quel est ce traitement, je sais seulement qu’il rentre par les veines… Je suis donc « branché » une heure par jour, et les infirmières viennent de temps en temps mettre un produit pour « garder le canal ouvert ». Bref, ce n’est pas très agréable d’avoir une aiguille et des tuyaux en permanence dans le bras mais je n’ai aucune douleur: c’est l’essentiel! Et la cause de ces maux, alors ? Et bien, pour l’instant, nous n’avons aucune certitude et nous étudions plusieurs pistes, mais il est possible qu’il s’agisse d’une réaction au vaccin contre la fièvre jaune. Ce vaccin pourrait par exemple ne pas avoir été parfaitement pur, quelque chose qui arrive…une fois sur un million, me disait-on hier. Pas de chance pour moi !
« Alors, comment se passe la vie dans un hôpital Brésilien ? » Même si je me serai très volontiers passé de cette découverte, autant en profiter pour vous faire partager ma vie ici. Il faut retirer les aspects positifs de chaque expérience de vie ! Déjà, et c’est appréciable, je bénéficie d’une chambre simple. Ce n’est pas une bonne chose pour ma progression en portugais…mais c’est nettement plus confortable et agréable à vivre au quotidien. Ho, pas que les dortoirs me dérangent –j’y ai passé de longs mois en Australie- mais pour se reposer, c’est quand même mieux d’être seul. Je n’ai pas été à l’hôpital en France depuis un mémorable séjour en janvier 1995, mais ici les conditions sont vraiment très bonnes : chambre agréable, salle de bain répondant aux attentes, télévision et internet en wifi. Lorsque je regarde par la fenêtre, j’aperçois un gros rocher avec une forêt très dense (zone tropicale) et j’entends les oiseaux chanter ; super sympa pour se reposer et se ressourcer !
Qui dit séjour à l’hôpital dit bien entendu infirmières (et infirmiers, accessoirement, mais oublions-les !). Et là, c’est souvent assez drôle, car elles n’ont pas tous les jours un (relativement) jeune « gringo » (étranger) ne parlant pas très bien portugais. Donc elles rigolent souvent dès que je demande quelque chose de différent des autres patients (qu’on enroule mon bras de scotch pour ne pas être gêné par les tuyaux, par exemple) ou lorsque je mime le futur arrachage de mes poils du bras car elles mettent du scotch…qui sera difficile à enlever ! Hier matin en revenant ici deux infirmières qui s’occupaient de moi la semaine dernière m’ont aperçus et m’ont dis « Oi Stéphane, tudo bem ? » (Salut Stéphane, comment vas-tu ?) à travers l’accueil, sous les yeux étonnés de certains patients. Un énergumène comme moi doit les changer des patients habituels (et je dois rajeunir la moyenne d’âge) !
« Et la bouffe alors, es-tu à la diète ? » Je ne sais pas si les hôpitaux français ont évolués sur ce point, mais d’une certaine manière ils pourraient s’inspirer de leurs homologue Brésiliens. Ici ce n’est pas trois pseudos repas par jour, mais cinq plateaux repas quotidien (plus boissons) ! Nous avons bien entendu un petit déjeuner (vers 7H00-7H30, un peu trop tôt à mon goût), puis un jus de fruit en milieu de matinée suivi d’un déjeuner vers 12H30…avant d’enchaîner sur un goûter (oui oui, vous avez bien lu, un gouter) vers 15H30. Suivent enfin le diner, vers 18H00-18H30, et un plateau avec tisane, gâteaux, biscuits, beurre et confiture vers 22H00. Le premier soir, j’ai cru qu’ils m’amenaient le petit déjeuner du lendemain !!! J’ai toujours eu bon appétit –trop aux gouts de certains !- et celui-ci n’a pas diminué depuis le début de mes hospitalisations…mais j’ai parfois du mal à tout manger ; de quoi en étonner plus d'un! Et, fait appréciable, il n’y a pas seulement de grosse quantité, la qualité est également présente, au moins pour les vrais déjeuner. D’ailleurs 1 à 2 fois par semaines une personne vient me demander comment j’ai trouvé la nourriture, etc. Pas mal. La seule chose qui m’étonne toujours autant avec la nourriture ici, au Brésil, (à l’extérieur comme à l’hôpital, mais c’est plus choquant encore dans l’établissement de santé) c’est la quantité astronomique de sucre qu’on nous propose. A titre d’exemple, lorsqu’on m’amène un jus de fruit il est toujours accompagné de…4 sachets de sucre. A peine croyable !
Enfin, il faut noter que je vous décris la réalité de ce que je vis dans l’hôpital ou je me trouve. Je pense que les établissements hospitaliers Brésiliens sont assez hétérogènes…et je suis actuellement dans l’un des meilleurs hôpitaux de Rio de Janeiro.
Je vais essayer, dans les prochains jours, de vous proposer un article sur la santé au Brésil ; mais ce n’est pas évident de recouper les sources.
PS : merci à tous ceux qui m’ont laissés des commentaires ou envoyé un mail suite à mon dernier article.
C’est bien évidemment le type de « découverte » dont je me serai passé. Découvrir Rio de Janeiro et le Brésil, oui, découvrir la population locale avec sa culture, oui, découvrir les bons et les mauvais côtés du Brésil, oui. Par contre, découvrir l’hôpital par un séjour d’une grosse semaine, ce n’était pas prévu et je m’en serai évidemment bien passé. Malheureusement c’est typiquement le type de chose que l’on ne choisi pas.
Je ne vais pas rentrer dans les détails médicaux. En deux mots, suite à des douleurs assez fortes au niveau des côtés (je ne suis vraiment pas doué pour les termes médicaux !) j’ai effectué plusieurs examens pour en déterminer l’origine et la cause : IRM, radios, ultrasons, prises de sang et ponction lombaire. Certaines analyses sont toujours en cours et on aura les résultats prochainement, même s’il faudra probablement patienter quelques semaines avant d’être définitivement fixé. Mes maux nécessitaient une hospitalisation, celle-ci a débuté en fin de semaine dernière et je devrais sortir prochainement. Je suis depuis quelques jours un traitement qui agit « en profondeur » pour supprimer les douleurs à la source, je ne souffre pas donc c’est un bon point. J’espère surtout qu’on va être rapidement fixé et que je vais pouvoir rester au Brésil et éviter le rapatriement. Je me suis battu pour pouvoir venir ici et maintenant je me plais à Rio de Janeiro, donc ça serait dommage de devoir rentrer prématurément ! Mais je suis confiant.
C’est étonnant mais depuis que je vis à l’étranger, je n’avais jamais pensé à ce scénario : avoir moi-même des problèmes de santé. Bien entendu je sais ce que vivre à 10 000 ou 15 000 Km de ses origines signifie, je connais les difficultés et les risques. Et, bien évidemment, je les accepte totalement et les assume pleinement. Que ce soit au niveau des relations humaines avec ses proches –tout particulièrement avec ses amis- ou, de manière plus violente et brutale, quand un être qui nous est cher nous quitte. Quand on décide de vivre loin de ses bases, on sait aussi que nos proches peuvent avoir des problèmes de santé ou des accidents, et on s’y prépare. Et moi, le « voyageur », dans tout ça ? Et bien concernant ma petite personne, je me préparais davantage à un accident qu’à un « problème de santé ». Peut-être car jusqu’à maintenant j’avais été épargné du côté de la santé, contrairement aux accidents que j’ai connu à plusieurs reprises et à des niveaux variés. Les lecteurs assidus de TravelSteph.com se souviennent surement de ma grosse entorse de la cheville en Australie. Mais un problème de santé pour moi, non, je n’y avais pas pensé. Un comble. Les faits m’ont contredit !
Comme vous pouvez l’imaginer, je suis hospitalisé depuis une semaine donc la période que je traverse n’est pas idéale. J’ai connu mieux ! Mais je tiens à vous faire part très honnêtement de l’état de mon moral : il est très bon. Alors, bien entendu, il est très bon pour ce contexte, ce n’est pas la meilleure période de ma vie. Mais, vraiment, « ma tête » va bien. C’est la première fois que je suis hospitalisé loin de chez moi, en plus dans un pays où je me trouve depuis moins de 2 mois, mais le moral est malgré tout très bon. Je suis bien entouré à l’hôpital avec des médecins compétents et disponibles, mes collègues du travail m’appellent quotidiennement pour prendre des nouvelles (je suis vraiment loin pour qu’ils me rendent visites) et j’ai même eu des visites d’amis Brésiliens. Enfin, et je suis conscient que c’est peut-être égoïste vis-à-vis de ma famille, mais psychologiquement je préfère très nettement être hospitalisé ici au Brésil, dans « mon » pays (d’adoption) pour un an, plutôt que de subir un rapatriement en France.
Pour terminer et pour montrer que mon état physique s’améliore, après 2 jours bloqués sur mon lit –sur ordre de ma neurologue-, celle-ci m’a dit que j’avais de nouveau droit de marcher et de me balader dans l’hôpital. Avant de conclure « il y a une salle agréable au deuxième étage, et il y a de très jolies femmes médecins là bas ! ». Si c’est pour des raisons thérapeutiques...
C’est l’un des problèmes récurent –ou presque- des pays en voie de développement : les infrastructures de transport sont insuffisantes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Brésil et Rio de Janeiro en particulier n’échappent pas à la règle. Comment développer la ville, la région et le pays si on ne peut pas se déplacer facilement et rapidement et si les transports de marchandises sont longs et difficiles ?
Rio de Janeiro, ville de 6 millions d’habitants, est située entre la mer et les « montagnes ». Cela donne un cadre magnifique et d’après nombre de personne, cela en fait « l’une des plus belle ville du monde ». Jolie, certes, mais pas toujours pratique !
Le réseau de transport en commun est par exemple vraiment insuffisant. Le métro est presque inexistant, avec seulement 2 lignes de quelques stations, concentré dans une petite partie de la ville (autour du « centre »). Quant au réseau de bus, il est la encore trop juste par rapport aux besoins des Cariocas. Le réseau officiel est d’ailleurs tellement pauvre qu’il existe une multitude de vans privés qui le secondent pour permettre aux gens de se déplacer dans la ville. Ce réseau « parallèle » est normalement interdit mais, comme c’est souvent le cas ici, il est toléré car il est réellement nécessaire. Il va sans dire qu’aux heures de pointes, les bus sont « blindés ». Et comme, parait-il, les conducteurs sont payés au nombre de tours qu’ils font pendant leur service, leur conduite est…sportive. En général lorsqu’on est dans un bus on double les voitures, par la gauche comme par la droite, peu importe... !
Pour ceux qui ont les moyens de posséder une voiture, les déplacements restent longs et difficiles. Un maitre mot : patience ! Le réseau routier est assez mal fait et les embouteillages sont nombreux. La typographie de la ville fait que sur certains axes il existe une seule route, qui forcément est bloquées aux heures de pointe…mais pas seulement. Jeudi en plein milieu de l’après midi j’ai du me rendre en « zona sul », à environ 20 ou 25 kilomètres de mon entreprise…et j’ai mis plus d’une heure ½. La veille au soir j’avais mis 2 heures en bus pour me rendre dans le centre (distant de 20 Km) et…presque la même chose pour rentrer chez moi à 22H00, en voiture ! Et il n’est pas rare, en voiture, d’avancer de 3 km en une heure… Quand c’est bloqué, ça l’est vraiment !
Bref, les transports à Rio de Janeiro sont longs, très longs. Je ne me plains absolument pas de cette situation d’un point de vu personnel, j’habite à 15 ou 20 minutes seulement de mon travail et je peux m’y rendre en voiture (covoiturage). Je fais partie des privilégiés et j’en suis bien conscient. Mais la situation est délicate pour la majorité des Cariocas qui doivent faire face à un manque d’infrastructures. Et quand bien même il y a des routes, leur état laisse parfois à désirer...
Il reste la solution de l’hélicoptère pour réaliser ses déplacements personnels… J’en vois et j’en entends très régulièrement, même si ce moyen de transport est parait-il plus développé encore à São Paulo. Il va sans dire que cela est réservé à une infime partie de la population...
Alors, bien sur, à l’échelle du pays l’avion est largement utilisé pour les déplacements personnels. Mais non seulement cela ne concerne qu’une petite partie de la population –les prix restent très élevés par rapport au salaire moyen- mais en plus cela ne concerne pas les déplacements quotidiens « utiles » (aller travailler, chercher ses enfants à l’école, etc.).
Pour améliorer les transports à Rio de Janeiro je pense qu’il faudrait déjà un métro digne de ce nom. Surtout dans une ville où il y a « peu de places » entre la mer et les montagnes, un transport en souterrain me semble pratique. Ensuite il faudrait une refonte assez générale de la circulation automobile, mais cela doit passer par d’importants investissements. Que ce soit le métro ou les routes, cela coûte extrêmement cher. De même, il faudrait soigner la réalisation des routes, car actuellement c’est fait « rapidement » mais la qualité laisse à désirer. Proche de mon entreprise, ils ont complètement refait le goudron sur 1 ou 2 km en une journée ! C’est très rapide…mais dès qu’il pleut il y a des nids de poules partout !
Même s’il y a encore certains véhicules étonnants sur les routes chinoises, j’avais été impressionné par le développement des infrastructures (superbes autoroutes, grands boulevards, etc.). Je ne me souviens plus de la source, mais il me semble qu’en 2020 la Chine possédera autant de métro que le reste du monde réunit. Impressionnant ! Et sans allez aussi loin, le Brésil pourrait bien s’en inspirer...
En tout cas dans ce domaine les Cariocas attendent beaucoup de l’organisation des JO 2016. Ils espèrent que des investissements seront réalisés pour améliorer leur quotidien, et cela passe notamment par de plus grande facilités pour se déplacer.