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Bloqué à la maison à cause de la pluie, celle-ci entraine la mort d’une trentaine de personnes PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mardi, 06 Avril 2010 10:58

Lundi en fin de journée, alors qu’il pleut relativement fort, une collègue me dit « je dois partir maintenant sinon je ne pourrai pas rentrer chez moi à cause des inondations sur les routes. Il ne faut pas que tu tardes non plus, sinon tu seras bloqué ». Une demi-heure plus tard, elle m’appelle pour m’indiquer la route la plus praticable. J’y passe 15 minutes plus tard et c’est déjà limite…mais la voiture franchie les zones inondées sans s’arrêter, ouf ! Sur le chemin la pluie s’intensifie, la visibilité est vraiment mauvaise. Dans ma direction le trafic est fluide, mais j’ai une pensée pour les gens qui vont dans l’autre sens, ils sont totalement arrêté et la plupart vont à 30 ou 35 Km de la...

Ce mardi matin, je prends la direction de mon lieu de travail comme tous les jours. Et, alors que je m’attendais à un trafic chargé à cause de la pluie, les routes étaient totalement vides. Tout juste 2 ou 3 voitures par-ci par-là. J’ai regardé plusieurs fois ma montre pour être sur de ne pas être une heure en avance…mais non, le timing est bon. Les routes sont gorgées d’eau avec des « flaques » partout, mais pour l’instant je progresse normalement. Les choses se gâtent à quelques kilomètres de mon usine : la route est bien inondée, et même si certaines voitures passent, j’ai peur de me retrouver bloquer, en panne. Je fais demi-tour pour passer par une autre route et j’appelle un collègue pour lui demander s’il a réussi à arriver à destination et si oui, par quelle route (car « tous les chemins mènent à Rome »). La réponse est claire : il est impossible d’accéder à l’usine avec une voiture normale, ça passe tout juste avec un 4x4 et encore c’est juste, je dois retourner chez moi.

Arrivée à domicile je regarde les nouvelles et je découvre alors que la ville est paralysée. Les fortes pluies qui s’abattent depuis lundi soir ont provoqué d’importantes inondations un peu partout dans la ville et, de fait, des « embouteillages monstres ». Un article de France2.fr indique « De nombreuses voitures étaient abandonnées dans les rues et certains automobilistes étaient bloqués depuis lundi soir dans leur véhicule en raison des embouteillages ». Un appel à la population a été effectué pour demander aux gens de rester chez soi « Toutes les rues importantes de la ville sont coupées par des inondations. Tenter de franchir ces inondations fait courir à chacun un risque énorme » a notamment déclaré Eduardo Paes, le préfet de Rio. Les tunnels sont eux aussi coupés et il y aurait encore d’importants embouteillages en cette fin de matinée.

Mais, surtout, et c’est bien plus dramatique, une trentaine de personnes ont déjà trouvée la mort à Rio de Janeiro ça cause de ces fortes pluie (la presse française indique souvent 11 morts, mais des sources Brésiliennes m’ont parlé du triple). Et comme souvent dans ces cas la, les victimes sont les habitants des quartiers pauvres de la ville, notamment des favelas du nord de Rio. Ces quartiers sont souvent soit en zone inondable, soit au contraire sur des pentes, donc extrêmement vulnérable aux glissements de terrains. J’ai une pensée pour les familles et les amis des personnes décédés.

A l’heure actuelle, la pluie s’est calmée mais nous avons toujours des averses de temps à autre. A suivre dans les prochaines heures...

EDIT (14H00 heure locale, 17H00 GMT) : le bilan est maintenant de 50 à 80 morts suivant les sources, bilan qui pourrait encore doubler dans les prochaines heures. Le gouverneur aurait évoqué la possibilité de déclaré l'état d'urgence dans tout l'Etat de Rio de Janeiro. D'après une dépêche AFP, « les précipitations ont été plus de deux fois plus élevées que pour tout un mois d'avril ». Dans mon quartier je n'ai pas vu de gros problèmes, mais certaines zones de la ville ont été paralysées toute la nuit ; l'article de l'AFP cite notamment une journaliste qui déclare « Je suis sortie du centre-ville à 20h et je suis arrivée chez moi, en bus, à huit heures du matin, un trajet qui en temps normal se fait en 40 minutes ». Même si c'est moins intense que la nuit dernière, la pluie est de retour de manière continue.

Até logo,

les précipitations ont été plus de deux fois plus élevées que pour tout un mois d'avril
 
A Rio de Janeiro, on préfère bronzer face à la route plutôt que face à la mer PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mardi, 30 Mars 2010 23:20

Lorsque je suis allé à la plage pour la première fois à Rio de Janeiro, j’ai été étonné de voir qu’une majorité de gens n’était pas face à la mer, mais...parallèle à celle-ci. Et de temps à autre, les Cariocas lui tourne complètement le dos. A croire qu’ils ne l’aiment pas !

La raison est tout autre : lorsqu’ils sont à la plage, les Brésiliens veulent avant tout bronzer, et rien de mieux que d’être face au soleil pour ça. Et comme ici la côte est orientée Est – Ouest avec la mer au Sud, le soleil ne se trouve pas au dessus de la mer, comme c’est notamment le cas sur la côte Atlantique française.

Lorsqu’on reste longtemps à la plage –ce qui ne m’arrive pas très souvent, pour ne pas dire jamais !- il est assez étonnant de voir les Cariocas tourner sur eux même au fur et à mesure que le temps passe, de manière à bien rester face au soleil. Le bronzage est, bien évidemment, très important ici, c’est un élément essentiel du « culte du corps » cher aux Cariocas. A certaines heures de la journée, une bonne partie des « bronzeurs » sont parallèles à la mer ; cela devient encore plus étonnant lorsqu’ils tournent le dos à l’océan pour se retrouver en face...de la route !

Dos à la mer, avec la route en face (juste derrière le photographe), positionnement Carioca à la plage !

« Et toi Stéphane, as-tu pris l’attitude Brésilienne à la plage ? » Depuis le début de l’été (novembre) et mes problèmes de santé, je n’ai pas le droit d’aller au soleil (hormis une courte période entre les deux périodes d’hospitalisation). Comme en plus je ne suis (vraiment pas) du genre à prendre des bains de soleil pour refaire mon (catastrophique) bronzage, non, je ne fais pas des tours sur moi-même à la plage pour suivre le déplacement de la terre par rapport au soleil ! Et puis je préfère regarder des voiliers passer sous mes yeux plutôt que des voitures...

Et vous, si vous étiez sur une plage avec le soleil qui vient « parallèlement » ou de manière « opposée » à la mer, auriez-vous tendance à admirer la mer ou au contraire à vous tourner vers le soleil, quitte à se retrouver avec une route devant soit ? Cette situation a notamment du arriver à ceux qui ont été ou sont actuellement en Australie, toutes les plages de la Côte Est ont le soleil « de terre » l’après midi.

Até logo,

 
Le brossage des dents en entreprise PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Samedi, 20 Mars 2010 19:07

« Il revient dans 2 minutes, il va se brosser les dents ». Voici une phrase qui m’a été traduite un matin d’octobre 2009, lors de mes premiers jours de travail au Brésil. J’ai totalement confiance en mon traducteur, donc il ne s’agit pas d’un problème de communication. Nous attendons bien un collègue parti se laver les dents, malgré mon étonnement je ne réagis pas plus que ça...

Les jours suivants j’ai effectivement découvert, lorsque j’allais aux toilettes après le déjeuner, que des collègues se brossaient les dents. Et plus les jours passaient, plus je me rendais compte que tout le monde le faisait. Alors à mon tour, je suis allé m’acheter une seconde brosse à dents et dentifrice et, quotidiennement, après le déjeuner j’ai pris l’habitude de me laver les dents, et c’est très agréable ! Mais il est vrai qu’au début, ça étonne. Avant d’arriver au Brésil, je n’avais pas l’habitude de croiser des collègues, mon boss ou le DRH lorsque je me brossais les dents !

Alors culture d’entreprise ou culture Brésilienne ? J’ai rapidement eu la réponse en voyant tous les salariés de l’entreprise mais aussi les consultants extérieurs sortir leur trousse de toilette et se brosser les dents quotidiennement. Plusieurs salariés ont une trousse de toilettes aux couleurs de l’entreprise ; du côté des consultants, on retrouve de tout. Certains ont des trousses de toilette classique, d’autres ont de véritable kits miniatures facilement transportable et se glissant dans la poche. Optimisation totale ! Donc au Brésil, après un repas, tout le monde se brosse les dents, c’est dans la culture locale ; je n’avais jamais vu ça auparavant. Mais il est évident que d’un point de vue hygiène, c’est très important.

Votre serviteur pendant son brossage des dents en entreprise, rien de plus normal au Brésil

Cet exemple du brossage des dents en entreprise illustre bien le soin des Brésiliens à l’hygiène en général, est-ce directement lié au culte du corps et de l’apparence (importants, au moins à Rio de Janeiro) ? Je ne sais pas exactement, toujours est-il que d’une manière générale les Brésiliens se lavent souvent et c’est quelque chose d’important pour eux. Bien évidemment tous n’ont malheureusement pas les moyens de se laver comme ils le souhaiteraient, mais dans l’ensemble les Brésiliens sont vraiment propres. Il est rare, dans le bus ou au supermarché, d’être dérangé par des personnes qui sentent fortes. Cela est bien différent de la Chine, et même de la France... Par exemple, ici, il est « inconcevable » d’aller à une soirée en semaine sans avoir repris une douche et changer ses vêtements en rentrant du travail. Ca m’est arrivé il y a 15 jours car je suis rentré tard du boulot et n’ai pas eu le temps de prendre une douche, des copains étaient très étonnés !

A tous ceux qui travaillent en France, en Chine, en Australie ou ailleurs dans le monde, je vous lance le défi de vous brosser les dents quotidiennement après votre déjeuner, dans les toilettes de votre entreprise. Ensuite, venez nous dire quelles ont été les réactions de vos collègues…et s’ils ont suivis le mouvement !

PS : suite à mon article sur les élections régionales, je vous indique que j’ai décidé de voter. Merci à ceux qui ont alimentés la discussion dans les commentaires.

Até breve,

 
Elections régionales françaises : l’utilité et le sens de mon vote ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Mercredi, 10 Mars 2010 20:36

Les lecteurs de TravelSteph.com qui habitent en France le savent -et peut-être d’autres !-, les élections régionales 2010 vont avoir lieu dans quelques jours, les dimanche 14 et 21 mars très précisément.

Depuis ma majorité, j’ai toujours voté aux élections auxquelles je pouvais participer. J’ai la chance d’être né dans une démocratie et j’ai toujours voulu profiter de ce droit qui m’a été donné. Il m’est arrivé de voter moi-même, mais j’ai souvent voté par procuration, depuis l’Australie ou la Chine.

Mais aujourd’hui, je m’interroge sur ces élections régionales : vais-je ou non voter ? Comme leur nom l’indique, les élections « régionales » permettent d’élire les conseillers « régionaux ». Officiellement, je suis domicilié à Nantes, chez mes parents. En réalité, je vis à Rio de Janeiro, à 8 900 Km du « chez moi » officiel. Sachant que je n’ai pas comme projet de retourner à Nantes (ou sa région) d’ici quelques années, quel sens aurait mon vote régional dans les Pays de la Loire ? A l’heure où je me sens plus « citoyen du monde » (passons l’expression !), pourquoi aller voter pour des élus locaux...d’une région dans laquelle je ne suis pas sur de retourner un jour ? A l’heure où au lieu de parler de la simple France aux Brésiliens je leur parle souvent d’Europe, quel serait le sens de mon vote pour une simple région de France ? Et puis, pour qui voter ? En étant sur place ce n’est déjà pas toujours simple de savoir, alors en étant de l’autre côté de l’Atlantique et de l’équateur, loin des débats et préoccupations locales, ça se complique davantage. Les seules échos que je reçois de ces élections sont les « scandales », ça ne motive pas beaucoup pour aller voter.

Malgré tout, je viens d’un pays qui donne la possibilité à son peuple de voter -une réelle chance dont j’ai conscience-, alors ai-je le « droit » de passer à côté de cela ? Sans penser que les démocraties sont « le centre du monde », beaucoup de peuples à travers la terre aimeraient avoir cette chance de pouvoir voter. Puis-je ne pas la saisir ?

Au Brésil, une démocratie qui semble fonctionner, le vote est obligatoire ; notion que je trouve étrange. Il y a 2 ans je vivais en Chine, un pays ou des centaines de millions d’habitants aimeraient pouvoir voter « pour de vrais » (il existe quelques élections locales plus ou moins « bidons »), puis-je, aujourd’hui, choisir de ne pas le faire ? Puis-je ignorer la démocratie française après avoir vécu 8 mois dans la « République populaire de Chine », un joli nom pour cacher un régime autoritaire (à ne pas confondre avec une dictature militaire ou une dictature avec un culte du chef, c’est bien différent) ?

Pas plus tard que dimanche dernier, des millions d’Irakiens ont risqués leur vie –et plusieurs dizaines d’entre eux l’ont perdu- en se déplaçant aux urnes, à l’occasion d’élections législatives. Le taux de participation de ces élections est supérieur à 60%, démontrant ainsi un attrait pour la démocratie. Je vous invite à lire l’article intitulé Le courage des Irakiens (de Pierre Allard), il évoque notamment cette chance que nous avons de pouvoir voter...chance dont nous n’avons pas toujours conscience. Alors que certains sont morts pour aller voter il y a quelques jours, puis-je décider de ne pas le faire, alors qu’il me suffit d’envoyer un mail à mes parents (vote par procuration) ?

Je n’ai pas encore pris ma décision, mais ces élections me font réfléchir plus loin qu’un simple choix de candidat / parti politique. Ces élections régionales me poussent à m’interroger sur le sens même de mon vote...et c’est encore plus difficile de se décider !

Vous qui vivez à l’étranger, allez-vous voter pour les élections régionales françaises ? Ceux qui ont habités à l’étranger, avez-vous toujours voté lorsque vous étiez loin ? Ceux qui sont toujours en France, quelle serait votre position ? Trouvez-vous mes questions déplacées et avez-vous envie de me répondre « saisie cette chance de pouvoir voter » ? Ou, au contraire, dites vous plutôt « ton vote n’aurait pas de sens » ?

PS : merci de ne pas dériver le sujet de ce poste en débat politique (qui n’a pas sa place ici), la question est sur l’action même de voter ou non lorsqu’on vit à l’étranger, donc merci de ne pas nous parler de politique en tant que tel ;-)

Até breve,

 
Havaianas aux pieds, me voilà vraiment Brésilien PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Stéphane   
Dimanche, 07 Mars 2010 14:39

C’est bon, je suis maintenant un vrai Brésilien : j’ai ma paire d’Havaianas aux pieds ! Ces fameuses tongs Brésiliennes connues dans le monde entier ont remplacées mes Rip Curl. Ce changement est plus qu’un simple changement de tong : c’est le passage de l’Australie au Brésil (sans les cases Chine et France) ! C’est le passage de Rip Curl, légendaire marque Australienne fondée en 1969 à Geelong, à Havaianas, l’une des plus emblématiques marques Brésiliennes, fondée en 1962.


De Rip Curl à Havaianas, ou comment suivre mes migrations géographiques à travers le monde !

Les Havaianas ont été créées par la société « São Paulo Alpargatas ». L’objectif était de créer une tong légère, en caoutchouc, avec une semelle résistante, antidérapante et ne brûlant pas la plante du pied. Dès le début elles ont été appelés « Havaianas » (en référence aux îles d’Hawaii...mais pourquoi cette référence ?!) mais aussi « flip-flop ». Le but était de proposer un produit confortable et résistant tout en étant bon marché, notamment pour en vendre aux salariés aux revenus modestes. Et cela a bien fonctionné puisqu’en 1965 il s’est vendu près de 400 000 paires d’Havaianas à travers le Brésil !

L’une des principales caractéristique de ces tongs, c’est leur forme unique mais une immense variété de designs et de couleurs, certains trouvent que ça a même « révolutionné » le marché des tongs et sandales. Grâce à un plan marketing mis en œuvre depuis les années 1970, les Havaianas se vendent partout dans le monde. De 1962 à 2002, l'entreprise à vendu près de 4 milliards de paires de tongs à travers le monde, sur la seule année 2005, environ 150 millions de paires ont été vendus ! En quelques années, les Havaianas sont passées d’une simple chaussure de plage à un véritable accessoire de mode : en 1998, un modèle spécial « Coupe du monde » a été créé et son succès a été énorme.

Dorénavant, des célébrités du monde entier portent des Havaianas. Les créateurs de mode l'ont même utilisé en accessoire comme Jean-Paul Gaultier en 2002, Jean-Charles de Castelbajac en 2003 et Francesco Smalto en 2004, nous apprend Wikipedia.

Vous l’aurez compris, ce « changement de tongs » à mes pieds n’est pas anodin : je rejoins l’immense communauté des « porteurs d’Havaianas », une marque dont les Brésiliens sont fiers et qui est devenue un véritable emblème national...et une belle industrie locale. Le mot « Havaiana » est d’ailleurs rentré dans le langage courant et il est souvent utilisé pour parler des tongs d’une manière générale.

Si vous venez au Brésil, vous avez maintenant une idée d’un souvenir à ramener (et prenez le modèle avec le drapeau Brésilien, évidemment).

PS : je dois avouer que pour être « vraiment Brésilien » comme le dit le titre de l’article, il faudrait que mon portugais soit meilleur. J’y travaille mais ce n’est pas évident... Décidemment, que je ne suis pas fait pour les langues étrangères et c’est dommage.

Até breve,

 
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