C’est bon, je suis maintenant un vrai Brésilien : j’ai ma paire d’Havaianas aux pieds ! Ces fameuses tongs Brésiliennes connues dans le monde entier ont remplacées mes Rip Curl. Ce changement est plus qu’un simple changement de tong : c’est le passage de l’Australie au Brésil (sans les cases Chine et France) ! C’est le passage de Rip Curl, légendaire marque Australienne fondée en 1969 à Geelong, à Havaianas, l’une des plus emblématiques marques Brésiliennes, fondée en 1962.
De Rip Curl à Havaianas, ou comment suivre mes migrations géographiques à travers le monde !
Les Havaianas ont été créées par la société « São Paulo Alpargatas ». L’objectif était de créer une tong légère, en caoutchouc, avec une semelle résistante, antidérapante et ne brûlant pas la plante du pied. Dès le début elles ont été appelés « Havaianas » (en référence aux îles d’Hawaii...mais pourquoi cette référence ?!) mais aussi « flip-flop ». Le but était de proposer un produit confortable et résistant tout en étant bon marché, notamment pour en vendre aux salariés aux revenus modestes. Et cela a bien fonctionné puisqu’en 1965 il s’est vendu près de 400 000 paires d’Havaianas à travers le Brésil !
L’une des principales caractéristique de ces tongs, c’est leur forme unique mais une immense variété de designs et de couleurs, certains trouvent que ça a même « révolutionné » le marché des tongs et sandales. Grâce à un plan marketing mis en œuvre depuis les années 1970, les Havaianas se vendent partout dans le monde. De 1962 à 2002, l'entreprise à vendu près de 4 milliards de paires de tongs à travers le monde, sur la seule année 2005, environ 150 millions de paires ont été vendus ! En quelques années, les Havaianas sont passées d’une simple chaussure de plage à un véritable accessoire de mode : en 1998, un modèle spécial « Coupe du monde » a été créé et son succès a été énorme.
Dorénavant, des célébrités du monde entier portent des Havaianas. Les créateurs de mode l'ont même utilisé en accessoire comme Jean-Paul Gaultier en 2002, Jean-Charles de Castelbajac en 2003 et Francesco Smalto en 2004, nous apprend Wikipedia.
Vous l’aurez compris, ce « changement de tongs » à mes pieds n’est pas anodin : je rejoins l’immense communauté des « porteurs d’Havaianas », une marque dont les Brésiliens sont fiers et qui est devenue un véritable emblème national...et une belle industrie locale. Le mot « Havaiana » est d’ailleurs rentré dans le langage courant et il est souvent utilisé pour parler des tongs d’une manière générale.
Si vous venez au Brésil, vous avez maintenant une idée d’un souvenir à ramener (et prenez le modèle avec le drapeau Brésilien, évidemment).
PS : je dois avouer que pour être « vraiment Brésilien » comme le dit le titre de l’article, il faudrait que mon portugais soit meilleur. J’y travaille mais ce n’est pas évident... Décidemment, que je ne suis pas fait pour les langues étrangères et c’est dommage.
Que le temps passe vite ! En début de mois je vous faisais part de mon souhait d’écrire plus régulièrement des articles sur TravelSteph.com, notamment à l’occasion du carnaval. Le temps est finalement passé tellement vite pendant ces 10 jours de fêtes à Rio de Janeiro (et ailleurs) que je n’ai pas trouvé le temps d’écrire, désolé. Ce n’est pas toujours facile de travailler, fêter le carnaval et tenir un blog à jour !
Le carnaval de Rio de Janeiro est probablement le plus connu au monde, et il faut avouer que pendant une dizaine de jours tout le monde vit à l’heure du carnaval et il est présent partout.
Cette année, ça a débuté par une importante campagne de communication « anti pisse » autour des « blocos », ces groupes de musique et ces danseurs sillonnant les rues, suivis par une foule plus ou moins importante. Car forcément, quand des dizaines ou centaines de milliers de personnes font la fête dans la rue et descendent des litres de bière, il faut bien qu’ils puissent uriner. Pour la première fois (parait-il), la préfecture de la ville avait mobilisée d’importants moyens pour éviter que les rues se transforment en urinoir géant. Des milliers de panneaux aux pieds des arbres, des bandeaux autours des arbres et des affiches un peu partout pour indiquer que ce n’est pas le bon endroit pour effectuer ses besoins naturels. Evidemment, une bonne partie des panneaux ont disparus, nombreux étaient ceux qui se baladaient avec leur panneau dans la main ou accroché au sac à dos... La préfecture a également mis à disposition ces centaines de toilettes mobiles dans les rues de Rio. Bref, ils ont pris le problème très au sérieux !
Un panneau devant un arbre et de nombreuses affiches derrière, on ne peut pas les rater !
Mais le carnaval de Rio, vu de l’étranger, c’est aussi et surtout le défilé des écoles de samba au Sambodrome. Et même si ça ne constitue qu’une partie des festivités, c’est culturellement ancré à l’histoire de Rio et du Brésil. Concrètement, les 12 meilleurs écoles de samba du pays défilent les dimanche et lundi soir du carnaval, entre 21H00 et 4H00-5H00 du matin. Outre un jury qui note les écoles, 88 000 personnes sont réunis dans les gratins, le long des 850 mètres de la piste, pour admirer le spectacle. Avec le Belge et une Suisse, nous nous sommes rendus sur place, le premier objectif était de trouver des billets. Nous avons commencé par attendre quelques heures, à l’extérieur, de manière à ce que les prix des billets diminuent. Cette attente a été l’occasion, évidemment, de rencontrer des Brésiliens – des chercheurs de billets eux aussi. Au final nous avons acheté des billets vers 00H30, aidé par deux Brésiliennes pour les négociations (être « gringos » (étranger) n’est jamais une bonne chose pour négocier...et être un mec n’est pas non plus l’idéal). Nous sommes allés au « setor 1 », au tout début de la piste. C’est, je pense, le meilleur compromis entre un prix correct et un bon emplacement (conseille : éviter les setors 6 et 13). En plus, c’est un secteur populaire, et je trouve ça infiniment mieux d’être entourés de Brésiliens plutôt que d’avoir que des gringos autours de soi !
Bref, nous avons pu voir les 3 derniers défilés du jour et le spectacle est assez hallucinant. Si vous avez l’occasion de vous y rendre un jour, je vous le conseille. Chaque école défile pendant une heure, avec sa musique et ses milliers d’acteurs ; certaines écoles réunissent plus de 4 000 personnes ! Le spectacle est impressionnant tant par la quantité que par la qualité des déguisements et des danses. Chaque école fait également défiler des chars sur lesquels se trouvent des danseuses (et danseurs, accessoirement) de samba, il s’agit évidemment de formidables danseuses…mais aussi de magnifiques Brésiliennes, souvent peu vêtues ! Les chorégraphies des milliers de danseurs font apparaître un mouvement général magnifique. Lors du défilé de Salgueiro, l’école vainqueur en 2009, tout le monde dans le secteur 1 a passé le défilé debout à chanter et danser, super sympa. Patricia et Aline, les deux Brésiliennes avec qui nous étions nous ont fait des démonstrations de samba...autant vous dire que je n’ai même pas osé essayer. « Le ridicule ne tue pas », mais quand même ! Voici deux vidéos du défilé de Salgueiro, l’école que j’ai préférée sur les trois que nous avons vu :
Enfin, pour ceux qui veulent voir des danseuses et danseurs, je vous conseille cette vidéo du défilé.
Mais le carnaval, c’est aussi et avant tout des dizaines de blocos à travers les rues de la ville. De 7H00 du matin à 22H00, il y en a tout le temps, partout et pour tous les goûts. Et après 22H00, les soirées se poursuivent jusqu’au petit matin, notamment dans le fameux quartier de Lapa, ou l’on retrouve des concerts, des groupes de musique improvisés et une grosse animation.
Lors des blocos, mais pas seulement !, on croise énormément de gens déguisés. Et contrairement aux chinois, les Brésiliens ont une imagination sans limite. Super sympa ! Je n’avais malheureusement pas mon appareil photo (hormis lors du dernier bloco du carnaval), mais entre ceux qui sont déguisés en lapin (avec tutu !), en Indiens, en Blanche-Neige, en « je sors de la douche » (une simple serviette autour de la taille et un bonnet de douche) ou carrément en « je prends ma douche » (une cabine de douche avec les rideaux), en chien ou encore en hôtesse de l’air (équipage complet, s’il vous plait), il n’y a pas de limite. Ils osent tout et n’ont vraiment pas peu du ridicule (bravo à eux !).
Déguisement banal du carnaval de Rio de Janeiro
Après m’être surtout rendu à des blocos l’après midi –difficile de se lever à 7H00 quand…on n’est pas encore rentré de soirée- j’ai décidé pour le dernier jour du carnaval d’aller au bloco « Monobloco », prévu pour débuter à 8H00 en centre ville, à environ 1 heure de bus de chez moi. Avec Sarah, une française que j’hébergeais, nous nous sommes donc levé à 6H30 pour être à l’heure. Mais en arrivant sur place, pas grand monde, les rues sont encore bien vides. Sommes-nous là trop tôt ? Un comble, car on avait plutôt l’habitude d’arriver en retard. On prend un café pour attendre tranquillement et vers 10H00, le bloco démarre. L’Avenue Rio Branco, l’une des principales artères du centre ville, se noircit de monde. Puis, un moment, on aperçoit un panneau avec l’heure d’afficher, il y a une heure d’écart avec nos montrent. On voit un second panneau...identique. Je me souviens que mon ordinateur avait aussi une heure de moins ce matin la… Je demande à une Brésilienne qui nous explique qu’on a changé d’heure, c’est pour ça qu’il n’y avait rien quand on est arrivé, on était sur place à 7H30 en « nouvelle heure ». Sacré changement d’heure !
Autour de Monobloco, la foule est maintenant très nombreuse. Même en étant grand, je n’arrive pas à distinguer toute la marée humaine. J’apprenais le lendemain dans un article de Globo qu’environ 500 000 personnes étaient présentes à ce bloco. Hallucinant ! Un demi-million d’humains, c’est l’équivalent de la population Nantaise et de son agglomération.
Une foule compacte lors du bloco « Monobloco », centre de Rio de Janeiro
La musique est bonne, l’ambiance est sympa, mais la foule est extrêmement compacte. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il faut aimer le contact et ne pas souffrir d’agoraphobie ou d’ochlophobie ! Même si les contextes sont très différents –car là bas c’est de manière quotidienne- cette foule m’a rappelé des scènes vues en Chine...un jour normal (dans la rue ou dans le métro). Deux mouvements de foule auront lieu, le second est violent est pas très rassurant ; on prendra ensuite un peu d’écart.
Les Brésiliens connaissent la musique et dansent en coeur
Le groupe Monobloco joue des musiques (Brésiliennes) connues par la plupart des gens, ce qui permet à tout le monde de chanter et danser. L’ambiance est bonne, les gens sont de bonnes humeur, rigolent et dansent. Voici une courte vidéo pour essayer de vous montrer l’ambiance...mais la qualité de cette vidéo est catastrophique ; c’est la première que je réalise et ce n’est vraiment pas une réussite... La prochaine fois, promis, je ne bougerai pas autant !
Voici une autre vidéo du défilé du Monobloco le dimanche 21 février ; il s’agit d’une vidéo « officielle » avec des images plus stables…mais pas de « vue de l’intérieur ».
Mais le carnaval au Brésil est aussi l’occasion de faire ressortir des points de la culture locale comme, par exemple, les « beijos ». De nombreux Brésiliens demandent aux filles s’ils peuvent les embrasser ; Sarah m’a d’ailleurs dit « il s’agit de vrais baisers, pas de simple smacs ». Une fois le baiser terminer, chacun repart de son côté jusqu’à la prochaine personne à embrasser, parfois 2 minutes plus tard ! C’est parfois étonnant de voir une personne embrasser 3 personnes différentes en l’espace de quelques minutes...
Certains Brésiliens demandent s’ils peuvent embrasser, d’autres le font (ou essaient) directement, parfois un peu violemment. J’ai à de nombreuses reprises vu des Brésiliens marcher, croiser une fille et directement l’attraper par le bras pour l’embrasser. Pas très classe ni respectueux comme méthode… D’ailleurs, plusieurs Brésiliennes m’ont dit qu’elles n’aimaient pas le carnaval à cause du comportement des mecs. Lors du bloco de Monobloco, Sarah s’est retrouvée seule une dizaine de minutes et elle m’a appelé pour me dire « il faut qu’on se retrouve, c’est impossible de rester toute seule, je me fais harceler ». Je comprends mieux pourquoi les Français passent pour des romantiques au Brésil !
Heureusement pour Sarah, certains Brésiliens sont plus classes, comme son indien par exemple !
Vous imaginez bien que ces centaines de milliers de personnes réunis pour le carnaval ne boivent pas seulement de l’eau, la « cerveja » (bière) coule à flot, la plupart du temps dans des canettes en aluminium. Et bien sur, tout le monde jette ses déchets à même le sol. Je vous laisse imaginer l’état des routes après le passage d’un bloco ! Et la, comme en Asie, des centaines de personnes ramassent les canettes en aluminium pour les revendre, en vue d’un recyclage ; un vrai business. Si bien qu’en quelques minutes, une partie des déchets sont déjà récupérés...ce qui limite le travail de la préfecture pour le nettoyage des rues. Je n’ai pas de photos, mais les volumes de canettes sont impressionnants !
Déguisement ou vrai travestis ? Je ne sais pas très bien...
Bref, ce carnaval était bien sympa pour une première. Si je suis encore au Brésil l’année prochaine, j’essaierai de me coucher plus tôt pour me lever plus souvent à 6H00 du matin de manière a aller profiter des blocos du matin, réputés comme étant les plus sympas. Et puis j’achèterai un appareil photos compact pour l’avoir toujours dans ma poche, car c’est dommage de ne pas avoir plus de photos de ce carnaval 2010. Enfin, je me renseignerai sur les bons blocos et les « moyens », pour en profiter au maximum sans partir trop à l’aveuglette (même si, je le sais, ça peut aussi être très sympa).
Au cours de cet article, je vous ai souvent parlé de « Sarah la française », mais qui est-ce ? Sarah, 32 ans, à décidé de « changer de vie pendant un an pour partir voyager en solo autour de notre belle planète ». Elle se trouve actuellement en Amérique du Sud puis se rendra en Afrique et enfin en Asie. Je suis tombé sur son blog il y a quelques semaines et j’ai bien accroché avec sa manière de voyager et de rencontrer des gens, tout particulièrement son concept « cherche une place gratos en échange d'un sourire », qu’elle a utilisée pour la première fois lors d’un concert de Coldplay à Paris et qui est une sorte de « fil rouge » de son tour du monde. J’ai laissé un commentaire sur son site, elle m’a renvoyé un mail et de fil en aiguille je lui ai proposé de l’héberger pendant le carnaval, car elle cherchait un logement sur Rio. Elle a donc passé 8-9 jours à l’appartement, en partie en même temps que le Belge. Elle est toujours à Rio car ce soir il y a, au Sambodrome, un concert de…Coldplay ; elle va bien évidemment essayer de décrocher un billet « gratos » en échange d’un sourire. Ensuite elle prendra la route pour São Paulo, ou Coldplay sera en concert lundi soir. Pour suivre ses aventures, faites un tour sur son blog.
Pour terminer cet article, quelques nouvelles de ma santé. J’ai eu un rendez-vous avec ma neurologue mercredi dernier et elle trouve que les évolutions sont positives, notamment la sensibilité de ma jambe gauche qui revient. A suivre dans les prochaines semaines et prochains mois…en espérant ne plus jamais faire un article sur ce seul sujet !
Dans mon dernier article, je vous relatais notamment le séjour de mes parents et nos visites touristiques du Christ Rédempteur, du Pain de Sucre et de la plage de Copacabana. J’ai -enfin- eu le temps de trier mes photos et de les mettre en ligne. Ces clichés se trouvent dans trois nouveaux albums photos, dans la rubrique Rio de Janeiro ; ceux du Christ Rédempteur ne sont pas terribles car le temps était couvert, j’y retournerai plus tard... Voici un aperçu des nouveaux albums avec les images du Pain de Sucre, Rio de Janeiro est vraiment magnifique de la haut :
Des news du carnaval très prochainement, mais pour l’heure je retourne à des blocos !
Tout d’abord, veuillez m’excuser pour le manque de nouvelles et d’articles, les dernières semaines ont été très chargées. Je vais essayer d’y remédier et d’écrire plus souvent, notamment avec le carnaval qui a déjà débuté ici à Rio de Janeiro et qui, vous l’imaginez, anime la ville !
Je l’ai évoqué dans mon dernier article, j’ai du retourné à l’hôpital plusieurs jours suite à une reprise des douleurs sur mes « côtés » et une perte de sensibilité de ma gauche jambe. Cela est vraiment mal tombé avec la visite de mes parents, au Brésil pour une dizaine de jours. Je suis sorti de la Clinique São Vicente le samedi 30 janvier et j’ai repris le travail deux jours plus tard. Mercredi dernier j’ai eu un rendez-vous avec l’un des meilleurs neurochirurgiens du Brésil pour qu’il étudie les différents IRM que j’ai passé ces derniers mois. Son diagnostique confirme ceux établis par mes autres médecins : une (grosse) réaction au vaccin contre la fièvre jaune ; réaction atypique du fait de sa reprise après une période d’amélioration. Ce diagnostique est le « meilleur » et le moins grave des cas possibles. Aucune tumeur n’a été décelée et le traitement oral que je suis actuellement devrait, on l’espère, suffire. Le rapatriement en France, qui avait de nouveau été évoqué, s’éloigne de nouveau. Autant vous dire que ça fait du bien ! J’espère que je vais retrouver la sensibilité de ma jambe gauche et, surtout, qu’aucun problème de motricité apparaitra.
Maintenant, j’aimerai vraiment que toutes ces histoires rentrent vite dans l’ordre et que ces séjours à l’hôpital, ces IRM et rendez-vous avec les médecins ne deviennent qu’un vieux et mauvais souvenir. J’espère que ma moelle épinière va redevenir sage et reprendre sa taille normale en arrêtant de me jouer des tours. A suivre dans les prochaines semaines et prochains mois...
Le samedi soir 30 janvier j’ai enfin pu passer la soirée avec mes parents et le Belge, qui était resté pour les accueillir. Après un diner à côté de l’appartement on s’est rendu à Ipanema pour un « bloco »…mais nous sommes arrivés à la fin et on a vite fait demi tour en voyant que c’était une soirée gay, ça ne nous branchait pas trop !! Une caïpirinha sur la plage a fait le bonheur de mes hôtes, pendant que je savourai une coco bien fraiche...
Dimanche nous avons « fait les vrais touristes » en nous rendant au Christ Rédempteur (Corcovado), probablement le symbole le plus connu de Rio (avec le Pain de Sucre, Copacabana et le Carnaval). Alors bien sur cette visite a pour but de voir de près cette fameuse statut haute de 38 mètres de haut et de 1145 tonnes, mais c’est aussi l’occasion d’avoir une jolie vue sur la ville de Rio de Janeiro, puisque la statut est située à 710 mètres d’altitude. Malheureusement le temps n’était pas avec nous et il a fallu jouer avec les nuages pour apercevoir, durant quelques minutes, les alentours.
La pause devant le Christ Rédempteur, le drapeau Brésilien à la main
Même si la visibilité n’était pas très bonne, c’est toujours intéressant de voir une ville « du ciel », ça permet de se rendre compte de pleins de choses, d’en localiser d’autres, de comprendre les extensions, etc. J’y retournerai un jour ou il fait beau pour en profiter davantage.
Le lundi matin mes trois hôtes –mes parents et le Belge- sont partis, les premiers à Paraty et le second à Florianópolis. Paraty, c’est l’endroit ou j’avais prévu d’aller passer 3 jours avec mes parents mais j’avais du annuler à cause de ma nouvelle hospitalisation. D’après ce que m’ont dit mes parents, c’est un endroit très joli et agréable, c’est dommage de ne pas avoir pu y aller ensemble pour partager ce moment.
Mes parents sont revenus mercredi soir, ils souhaitaient être présent avec moi ce jour la dans le cas d’une mauvaise nouvelle du neurochirurgien. Ils sont donc rentrés mercredi « pour rien », mais on préférait ça !!! Ils ont passés les deux jours suivant à se balader seuls dans Rio, pendant que je travaillais. Ils ont pu découvrir les grandes difficultés pour se déplacer dans la ville mais ils ont vraiment appréciés les Cariocas qu’ils qualifient « d’extrêmement gentils, toujours prêt à nous renseigner et nous aider, fiers de dire quelques mots en français, vraiment super sympa ! ».
Samedi nous sommes allés au Pain de Sucre, cette fois avec un grand ciel bleu. Du haut des 396 mètres du « rocher », Rio de Janeiro est vraiment une ville extraordinaire, avec ses montagnes, sa mer et ses baies. La « plus belle ville du monde » ? Il m’en reste encore beaucoup à voir avant de trancher (et, soyons clair, cette donnée tout à fait subjective n’avance pas à grand chose !).
La vue du Pain de Sucre, on aperçoit notamment Copacabana à gauche
Le reste de la journée s’est passé tranquillement, avec une tentative non concluante d’aller à Ipanema (trop de monde). Dimanche, après un tour à Santa Theresa nous nous sommes rendu avec succès à Ipanema pour voir des « blocos », il s’agit de groupe de musiciens qui jouent dans les rues en avançant. Sympa !
Les soirées de vendredi et de samedi ont été bien différentes : pour la première nous sommes allés au Monobloco (Lapa) ou il y avait un concert. La soirée était typiquement Brésilienne et populaire, à vivre au moins une fois quand on vient à Rio (voire plus, perso je trouve ça bien sympa comme soirée). Le lendemain nous sommes allés au Rio Scénarium, une boite branchée (et plus touristique) dans un cadre super ; ma mère à pu apprendre quelques pas de samba pour son plus grand bonheur.
Mes parents devant Copacabana, depuis le Pain de Sucre
J’ai raccompagné mes parents à l’aéroport dimanche soir, ils ont quittés les hautes températures de Rio (44°C dimanche, parait-il, avec 50°C en température ressentie !) pour le froid et le gris de Nantes.
Même si mon hospitalisation a changé les plans et ne nous a pas permis de passer un long week-end ensemble, c’était vraiment très sympa de recevoir, pour la première fois, mes parents « chez moi ». Nous avons passés de bons moments à discuter, j’ai pris plaisir à leur faire découvrir (une petite partie) de ma ville et de ma vie ici et ils ont été contents de voir mon environnement et de partager un moment de « ma vie chez moi ». Ils ont aussi pu rencontrer mes médecins, ce qui leur a permis de voir que j’étais bien pris en charge.
Le Belge, mon autre « visiteur » actuellement au Brésil, est en vadrouille dans le sud du pays et il rentre en fin de semaine pour le carnaval. A partir du week-end prochain je vais peut-être héberger aussi une française (que je ne connais absolument pas) qui cherche un logement sur Rio, j’aurai l’occasion de vous en reparler prochainement...
PS : les albums photos arriveront dans les prochains jours, je n’ai pas encore eu le temps de m’en occuper, désolé.
Le lendemain, j’appelais ma neurologue pour lui faire part d’une perte de sensibilité dans ma jambe gauche. Quelques heures plus tard je la rencontrais puis réalisais de nouveaux IRM avant de recommencer le traitement, identique à celui que j’avais suivi en novembre et décembre dernier. Mercredi, elle me demandait de revenir à l’hôpital pour une nouvelle hospitalisation, la quatrième depuis mon arrivée en Amérique du Sud. Depuis, j’enchaîne de nouveau les examens et les traitements par intraveineuse, pour comprendre pourquoi mon état s’est détérioré alors qu’il s’était amélioré entre novembre et décembre. Toutes les pistes sont de nouveaux étudiées, avec le renfort d’un neurochirurgien pour examiner les IRM. Je devrais avoir plus d’informations courant de la semaine prochaine, lors d’un rendez-vous avec ce spécialiste de Rio.
Bien entendu, ce nouveau séjour dans un hôpital Brésilien est une mauvaise nouvelle pour moi, ce n’est pas bien drôle de devoir revenir ici. Mais, en plus, cela me gène et m’attriste par rapport à mes parents. Leur voyage est prévu depuis plusieurs mois et au lieu de leur faire découvrir ma nouvelle ville et ma nouvelle vie, au lieu de les balader au Brésil –j’avais posé un jour de congé pour qu’on aille ensemble à Paraty- je les condamne à venir me voir à l’hôpital. C’est quand même beaucoup moins sympa et ça plombe un peu leurs vacances ! Alors, bien entendu, je n’y suis pour rien et certains vont me dire « au contraire, c’est bien qu’ils soient auprès de toi dans ces moments là » ; reste que ça me dérange et m’attriste un peu, pour eux. J’espérais les accueillir autrement ! Heureusement j’ai quand même eu l’autorisation de sortir quelques heures de l’hôpital ce matin pour aller les chercher à l’aéroport. Nous sommes passés à mon appartement avant de nous rendre à la clinique, pour passer quelques heures ensemble avant qu’ils partent se balader dans la ville.
Ils vont finalement passer le week-end à Rio –je sors samedi après midi de la clinique- puis ils iront se balader quelques jours la semaine prochaine avant de revenir ici le week-end prochain, pour qu’on passe du « vrai temps » ensemble.
De mon côté, j’espère que les médecins trouveront et comprendront rapidement pourquoi les choses ont évoluées ainsi et, surtout, comment faire que tout rentre dans l’ordre. En espérant que ces histoires deviennent rapidement qu’un mauvais souvenir...